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Étiquetage des viandes aux États-Unis: le ministre Gerry Ritz se dit confiant

23/01/2014 08:27 EST | Actualisé 25/03/2014 05:12 EDT

CALGARY - Le ministre canadien de l'Agriculture dit voir des raisons d'être optimiste dans le cadre d'une guerre commerciale en cours contre les États-Unis à propos de l'étiquetage des viandes.

Gerry Ritz affirme que le président d'un comité du Congrès américain a exigé que le département américain de l'Agriculture fasse marche arrière en ce qui concerne les normes d'étiquetage qui ont poussé Ottawa à menacer de riposter.

Les règles entourant l'étiquetage du pays d’origine auraient eu pour effet de compliquer la livraison de viande en provenance du Canada, et d'avoir réduit de telles exportations vers les États-Unis par la moitié depuis 2008.

Les normes forcent l'apposition d'étiquettes détaillées sur l'origine du boeuf, du porc et du poulet vendus dans les magasins américains. Cela fait augmenter le coût des exportations canadiennes et sape leur compétitivité.

Jeudi, M. Ritz a parlé de la demande du président du comité comme d'une décision qui «soulignait le fait que la pression canadienne était ressentie».

Selon le ministre, la liste d'éventuelles mesures de représailles a attiré l'attention des Américains.

Le comité des acquisitions de la Chambre des représentants a demandé au département de l'Agriculture de cesser d'imposer les règles d'étiquetage dans une note jointe à un important projet de loi budgétaire.

Ledit comité ne peut cependant pas forcer le département à abandonner les règles — mais il est cependant en contrôle du budget de l'agence fédérale.

«Je crois que de plus en plus de gens reconnaissent que la règle sur l'étiquetage va dans une mauvaise direction», a laissé entendre M. Ritz.

Ottawa continuera de combattre cette norme devant l'Organisation mondiale du commerce, a assuré le ministre, et les éleveurs de bétail des deux côtés de la frontière poursuivront eux aussi leurs propres démarches judiciaires.

Le ministre a par ailleurs bon espoir que cette règle soit abandonnée lors d'un prochain projet de loi agricole.

Selon lui, les éleveurs canadiens perdent environ 1 milliard $ par année en raison de cette politique.

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