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Silvio Berlusconi visé par une nouvelle enquête pour ses soirées «bunga bunga»

23/01/2014 09:57 EST | Actualisé 25/03/2014 05:12 EDT
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MILAN - Silvio Berlusconi fait face à une nouvelle enquête, cette fois-ci pour avoir supposément tenté d'influencer les enquêtes portant sur ses célèbres soirées «bunga bunga», au moment où l'ancien chef du gouvernement italien tente de se refaire une place sur la scène politique.

Le bureau du procureur de Milan a ouvert une enquête jeudi sur l'ancien président du conseil des ministres, deux de ses avocats et une quarantaine d'autres personnes, principalement des jeunes femmes qui participaient aux fêtes, dont la jeune Marocaine au centre du scandale.

L'enquête tourne autour des allégations voulant que M. Berlusconi, qui était alors premier ministre, ait payé des femmes pour qu'elles mentent en cour durant le procès lié à ces fêtes controversées dans sa résidence près de Milan.

Cette nouvelle enquête survient quelques jours après que M. Berlusconi eut rencontré le chef de centre-gauche, Matteo Renzi, dans une tentative d'élaborer une position commune sur certaines initiatives, notamment une nouvelle loi électorale.

La rencontre entre MM. Renzi et Berlusconi, qui a été expulsé du Parlement après avoir été reconnu coupable de fraude fiscale dans un autre procès, a soulevé des questions sur l'avenir politique de l'ex-chef du gouvernement. Sa condamnation prévoit qu'il consacre un an à des travaux communautaires.

M. Berlusconi, âgé de 77 ans, n'a aucun poste dans le fragile gouvernement qui a émergé des élections de l'an dernier, et il lui a retiré son appui l'automne dernier après que les élus eurent voté en faveur de son expulsion du Sénat. Il reste tout de même le chef de centre-droit le plus influent, son parti ayant remporté la deuxième place aux élections.

Dans l'affaire des soirées «bunga bunga», M. Berlusconi fait appel de sa condamnation à sept ans de prison et à l'exclusion à vie de la scène politique pour prostitution de mineures et pour avoir utilisé son influence pour cacher l'affaire. Trois de ses anciens collaborateurs ont aussi été reconnus coupables d'avoir fourni des femmes afin qu'elles agissent comme prostituées lors des fêtes. Le juge a ensuite transmis le dossier aux procureurs pour qu'ils enquêtent sur les allégations voulant que Silvio Berlusconi, ses avocats et des témoins au procès aient tenté d'influencer certains témoins.

Plus défiant que jamais, M. Berlusconi a juré dans un communiqué qu'il resterait présent sur la scène politique italienne, et a répété sa position selon laquelle les juges ont des motivations politiques contre lui.

«Je suis ici et j'y resterai pour assumer la responsabilité claire et forte qui vient de la confiance et du vote des citoyens», a-t-il affirmé.

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