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L'armée irakienne bombarde Fallouja, Obama appelle à des "mesures politiques"

23/01/2014 08:02 EST | Actualisé 25/03/2014 05:12 EDT

Fallouja, ville proche de Bagdad que les autorités tentent de reprendre aux insurgés, a été la cible de bombardements ayant fait 4 morts, ont indiqué des responsables jeudi, Washington appelant à des "mesures politiques" pour accompagner les opérations contre l'insurrection.

A l'approche des élections prévues le 30 avril, le Premier ministre Nouri al-Maliki a opté pour une ligne dure, lançant notamment une offensive contre les insurgés dans la province d'Anbar (ouest) où les autorités disent avoir tué plus de 50 insurgés dans des raids aériens ces derniers jours alors qu'elles tentent de reprendre également Ramadi, le chef-lieu tombé partiellement aux mains des forces anti-gouvernementales.

Plusieurs quartiers du sud de Fallouja, une ville située à 40 km de Ramadi, ont été la cible mercredi soir de bombardements, ont indiqué des habitants à l'AFP. Dans le principal hôpital de la ville, le Dr Ahmed Chami a fait état de quatre morts et 18 blessés.

Les habitants de Fallouja accusent l'armée de ce bombardement, mais des dirigeants de la Défense assurent que les forces armées n'en sont pas responsables.

Des tirs de mortier ont également touché le centre de Ramadi mais sans faire de victimes, selon un capitaine de la police.

Fallouja, à 60 km à l'ouest de Bagdad, est entièrement sous le contrôle d'insurgés, dont des combattants de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL, lié à Al-Qaïda). D'autres groupes insurgés et des membres de tribus hostiles au gouvernement sont également impliqués dans les heurts dans la province de Anbar.

Des diplomates, dont le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, ont appelé les autorités à oeuvrer en faveur d'une réconciliation nationale, les insurgés étant enhardis par le mécontentement de la minorité sunnite qui s'estime discriminée par le gouvernement dominé par les chiites.

Au cours d'une visite du président du Parlement irakien et principale figure sunnite du pays, Oussama al-Noujaïfi, le président Barack Obama a souligné mercredi le besoin d'intégrer les dirigeants et combattants des tribus sunnites dans les forces armées irakiennes.

"Le président a encouragé les dirigeants irakiens à continuer le dialogue pour que les revendications légitimes de toutes les communautés puissent être prises en compte à travers le processus politique", selon la Maison Blanche. "Les deux parties se sont accordées sur la nécessité de mesures sécuritaires et politiques destinées à combattre le terrorisme, et ont évoqué les mesures qui permettront de formellement intégrer les forces tribales et locales dans les infrastructures sécuritaires" irakiennes.

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