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La France veut faire 50 milliards d'euros d'économies "au minimum" (Premier ministre)

23/01/2014 05:42 EST | Actualisé 25/03/2014 05:12 EDT

La France a pour objectif de réaliser "au minimum" 50 milliards d'euros d'économies d'ici à 2017, a déclaré jeudi le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault.

"L'objectif, c'est d'obtenir dans les trois ans, au minimum, des économies de 50 milliards d'euros", a dit M. Ayrault à l'issue de la première réunion à l'Elysée du Conseil stratégique de la dépense publique autour du président François Hollande.

Le Conseil stratégique de la dépense publique, dont la création avait été annoncée le 14 janvier par M. Hollande, réunira chaque mois, outre le chef du gouvernement, plusieurs ministres, dont Pierre Moscovici (Economie et Finances) et Bernard Cazeneuve (Budget).

Ces économies constituent "un effort très important", mais qui ne va "pas pour autant détruire notre modèle social", a assuré M. Ayrault, sans préciser où elles pourraient être réalisées.

Le chef de l'Etat français s'est engagé à mettre fin d'ici à 2017 aux cotisations familiales payées par les entreprises afin d'alléger le coût du travail en compensant le manque à gagner par une baisse des dépenses publiques.

En dépit de ces réductions de charges, annoncées dans le cadre d'un "Pacte de responsabilité" avec les entreprises, le gouvernement a réaffirmé jeudi son objectif de réduire le déficit public sous le niveau de 3% du Produit intérieur brut (PIB) en 2015.

"L'objectif est de 4,1% pour 2013, de 3,6% pour 2014 et d'être en-dessous de 3% pour 2015: c'est évidemment maintenu", a déclaré devant quelques journalistes Pierre Moscovici à qui on demandait s'il avait l'intention de négocier avec Bruxelles un nouveau délai en raison des nouvelles mesures annoncées.

La suppression des cotisations familiales patronales entrainera un manque à gagner de 30 milliards d'euros d'ici 2017. L'Elysée a indiqué mardi que les charges sociales ou fiscales des entreprises pourraient être réduites dès 2015, une mesure qui s'accompagnerait alors d'un "geste" fiscal pour les ménages.

"Il faut nous attacher à renforcer la crédibilité de la France aux yeux de nos partenaires", a déclaré M. Moscovici jeudi, à la veille de la publication par l'agence d'évaluation financière Moody's de la note de la France.

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