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La Bolivie va s'engager dans un programme nucléaire "à des fins pacifiques"

23/01/2014 07:54 EST | Actualisé 25/03/2014 05:12 EDT

Le président bolivien Evo Morales a annoncé qu'une des priorités de la dernière année de son second mandat à la tête du pays serait le lancement d'un programme nucléaire civil "à des fins pacifiques".

M. Morales, issu de la gauche nationaliste et allié de l'Iran, a annoncé ce "programme bolivien d'énergie atomique à des fins pacifiques" mercredi soir lors d'un discours devant le Parlement.

"Nous avons décidé de créer une commission de haut niveau pour l'énergie, avec les meilleurs physiciens et mathématiciens de Bolivie, car il s'agit d'une priorité stratégique de l'Etat bolivien", a annoncé M. Morales sans plus de précisions.

Depuis son élection en 2006, le président bolivien a noué des liens étroits avec l'Iran, que la communauté internationale soupçonne de poursuivre un programme nucléaire militaire sous couvert de programme civil. Les deux pays ont déjà formulé par le passé des déclarations communes sur "le droit des pays à développer l'énergie nucléaire civile".

En 2010, La Paz avait dû nier l'existence d'accords avec l'Iran pour l'exploitation de l'uranium que recèle le sol du pays andin après la publication par Wikileaks d'un câble diplomatique américain s'inquiétant des liens croissants entre les deux pays.

Un peu plus tôt la même année, le président bolivien Evo Morales avait annoncé qu'un projet commun avec l'Iran de construction d'une centrale nucléaire en Bolivie pour produire de l'électricité était à l'étude.

Dans un entretien à l'AFP le 13 janvier, M. Morales avait par ailleurs annoncé que la France avait proposé de donner des conseils pour l'utilisation de l'énergie nucléaire à des fins pacifiques

Depuis son arrivée au pouvoir, M. Morales a fait de la politique énergétique une priorité et a déjà nationalisé les richesses pétrolières du pays, des fonderies, des compagnies d'électricité, des raffineries et des compagnies de télécommunication.

Premier président d'origine amérindienne, Evo Morales sera candidat en octobre pour un troisième mandat qui le maintiendrait à la tête du pays jusqu'en 2020.

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