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Informations médicales volées: des Albertains inquiets multiplient les questions

23/01/2014 09:35 EST | Actualisé 25/03/2014 05:12 EDT

EDMONTON - Des Albertains inquiets à propos du vol d'un ordinateur portable contenant des informations sur l'état de santé de 620 000 patients s'interrogent à savoir si leur vie privée a été violée.

Un centre d'appels mis sur pied par Medicentres Canada, qui exploite 25 cliniques de médecine familiale à Edmonton et Calgary, a reçu des centaines d'appels jeudi, et ceux-ci devraient se poursuivre.

Le Dr Arif Bhimji, un porte-parole de l'entreprise, a indiqué que les gens se faisaient demander de se rendre à une clinique pour vérifier si leurs informations personnelles se trouvaient sur l'ordinateur dérobé.

On leur demande aussi d'examiner leurs transactions financières pour y détecter d'éventuelles activités inhabituelles.

Les informations contenues sur l'ordinateur volé comprennent des noms non cryptés, des dates de naissance, des numéros de carte d'assurance-maladie, des codes de facturation, des montants facturés et des codes de diagnostic pour les patients ayant fréquenté l'une ou l'autre des cliniques entre le 2 mai 2011 et le 19 septembre 2013.

Selon le Dr Bhimji, il n'y a aucune indication de quelque activité frauduleuse que ce soit en lien avec ces informations.

Les gens téléphonant pour s'informer se demandent également pourquoi il aura fallu près de quatre mois avant que le vol ne soit rendu public.

Le ministre de la Santé Fred Horne a révélé le 26 septembre que l'ordinateur avait été volé. Le larcin n'a été rapporté par Medicentres à la commissaire à la protection à la vie privée de l'Alberta et à la police d'Edmonton que le 1er octobre.

La commissaire, Jill Clayton, a suggéré de modifier les lois albertaines pour obliger les entreprises à rapporter de tels vols.

À ses yeux, les personnes volant des ordinateurs du genre s'intéressent aux informations qu'ils contiennent, et non pas seulement au matériel informatique.

Le porte-parole néo-démocrate en matière de santé, David Eggen, exige d'ailleurs que le gouvernement présente un nouveau projet de loi afin de s'assurer que les informations médicales soient mieux protégées.

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