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Freedom House fait état d'un autre déclin mondial des droits et libertés en 2013

23/01/2014 04:38 EST | Actualisé 25/03/2014 05:12 EDT

NEW YORK, États-Unis - Les droits humains et les libertés civiles à travers le monde ont décliné pour la huitième année consécutive, plombés par le coup militaire en Égypte, l'autoritarisme au Venezuela et la répression de groupes d'opposition par le président russe Vladimir Poutine, a indiqué jeudi un groupe de réflexion pro-démocratie.

L'érosion des droits et des libertés civiles en 2013 a aussi été alimentée par des guerres civiles et des campagnes de terreur en Syrie, République centrafricaine, Soudan du Sud, Afghanistan, Somalie, Irak et Yémen, a affirmé le groupe Freedom House.

Le rapport laisse croire que 54 pays ont affiché des déclins des droits et libertés, tandis que 40 pays ont enregistré des gains, dans une huitième année consécutive de plus grande érosion par rapport aux améliorations.

Il s'agit de la plus longue période d'une telle tendance depuis le premier rapport sur la démocratie de Freedom House il y a 41 ans.

Il y a un an, le groupe établi à Washington avait souligné que les manifestions pro-démocratie du Printemps arabe au Caire depuis 2011 représentaient un signe d'espoir de réformes en Égypte et avait pressé les États-Unis à encourager cette mouvance. Plutôt, il est en résulté un coup ayant écarté le président élu démocratiquement Mohamed Morsi, membre des Frères musulmans.

Le directeur de recherche de Freedom House, Arch Puddington, a affirmé à l'Associated Press que l'organisation percevait un «recul majeur» en Égypte depuis le coup militaire.

«Les États-Unis ont de l'influence en Égypte, nous accordons une aide majeure à l'armée égyptienne, mais nous avons refusé de décrire ce qui est arrivé comme un coup, et le secrétaire d'État John Kerry a dit, le 1er août, que le major-général Abdel-Fattah el-Sissi et la force désormais au pouvoir sont en train de 'rétablir la démocratie'», a déploré M. Puddington.

«Les conditions en Égypte sont dangereusement près de celles qui prévalaient sous Hosni Moubarak avant le Printemps arabe», a-t-il fait valoir.

Freedom House a dit s'inquiéter par une nouvelle tendance de totalitarisme, sous la forme de démocraties bidons, dans lesquelles la formation au pouvoir écrase l'opposition, contrôle les médias et entrave le travail des groupes de la société civile, sans interdire leurs activités.

Des élections se tiennent, qui sont en principe libres et équitables, mais qui endossent invariablement le régime en place, a dit l'organisation, citant le Zimbabwe, le Venezuela et l'Équateur. Elle a aussi souligné la mainmise du gouvernement russe sur les chaînes de télévision et la dissolution récente de l'agence de presse indépendante RIA Novosti.

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