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Edward Snowden exclut un retour immédiat aux États-Unis

23/01/2014 08:02 EST | Actualisé 25/03/2014 05:12 EDT

L'ex-analyste informatique Edward Snowden, auteur des révélations sur l'espionnage américain réalisé par l'agence NSA, exclut tout retour immédiat aux États-Unis d'ici à ce que la loi qui a servi à l'inculper soit modifiée.

M. Snowden, accusé d'espionnage et de vol de documents appartenant à l'État, pense qu'il n'a « aucune chance d'avoir un procès équitable ».

Il estime que la loi vieille de 100 ans qui a permis son inculpation « ne permet pas de défense au nom de l'intérêt public ».

Le procureur général des États-Unis, Eric Holder, s'est dit disposé à « avoir une conversation » afin d'obtenir une « résolution » de l'affaire Snowden si ce dernier assumait la responsabilité des fuites. M. Holder écarte toutefois la possibilité d'une grâce ou d'une amnistie.

L'ancien analyste en a rajouté lors de son clavardage avec des journalistes : « Peut-être que lorsque le Congrès mettra fin aux programmes décrits comme illégaux par la commission PCLOB, les élus réformeront aussi la loi de protection des lanceurs d'alerte, et mettront en place un mécanisme pour que tous les Américains puissent bénéficier d'un procès équitable, quels que soient leurs employeurs ».

Le programme de collecte de métadonnées jugé illégal

Edward Snowden faisait référence à un rapport publié jeudi par une commission indépendante sur le programme de métadonnées téléphoniques aux États-Unis par la NSA.

Ce programme autrefois ultrasecret est jugé illégal selon la commission consultative, créée par le Congrès en 2007.

Les cinq personnalités qui la composent ont pour mission de déterminer si les programmes de renseignement américains ne violent pas la vie privée des Américains et respectent leurs libertés fondamentales.

« Puisque les relevés téléphoniques peuvent révéler des détails intimes sur la vie d'une personne, surtout quand ils sont agrégés avec d'autres informations et soumis à des analyses informatiques sophistiquées, la collecte par les autorités de l'historique complet des appels téléphoniques d'une personne peut avoir des effets majeurs et préjudiciables sur la vie privée », indique le rapport.

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