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Yemen: appel d'un ministre sud-africain pour obtenir la libération d'un enseignant

22/01/2014 06:10 EST | Actualisé 24/03/2014 05:12 EDT

Le vice-ministre sud-africain des Affaires étrangères Ebrahim Ebrahim a lancé un appel à la télévision yéménite pour tenter d'obtenir la libération de son compatriote Pierre Korkie, un enseignant retenu en otage par al-Qaïda depuis mai 2013, ont indiqué ses services mercredi.

M. Korkie, un enseignant sud-africain de 56 ans, a été enlevé en compagnie de sa femme dans la ville yéménite de Taiz, après quatre ans de vie au Yémen. Sa femme a été libérée le 10 janvier, mais ses ravisseurs menacent de l'exécuter si une rançon de 3 millions de dollars ne leur est pas versée.

"Pierre Korkie est gravement malade et a désespérément besoin de soins médicaux. Sa vie est en danger. L'islam nous enjoint de faire preuve de miséricorde et nous interdit de faire du mal aux malades, même en cas de guerre. Je prie ceux qui le détiennent de le libérer sans délai", a déclaré M. Ebrahim.

"Le Coran ordonne: +Celui qui tue un être humain innocent, c'est comme s'il tuait toute l''humanité. Et celui qui sauve la vie d'un (innocent), c'est comme s'il sauvait la vie de l'humanité+", a ajouté le responsable sud-africain, qui selon ses services a fait parvenir une version écrite de son message aux ravisseurs.

"L'Afrique du Sud est un pays en développement et les Korkie ne sont pas une famille riche", a-t-il souligné.

Ebrahim Ebrahim s'était rendu au Yémen ce week-end pour oeuvrer à la libération de l'enseignant, dont des amis ont lancé une collecte pour payer la rançon.

Il n'a visiblement pas été entendu, l'organisation caritative musulmane sud-africaine Gift of the Givers --qui a joué les intermédiaires-- ayant fait savoir qu'elle avait reçu mercredi après-midi un SMS d'al-Qaïda demandant où était l'argent de la rançon du gouvernement sud-africain, s'étonnant de n'avoir pas été approché par les envoyés de Pretoria.

Quand l'organisation a répondu que les gouvernements africains ne payaient pas de rançon, ses interlocuteurs ont envoyé une image d'une ceinture d'explosifs.

Des centaines de personnes ont été enlevées au Yémen ces quinze dernières années. Presque toutes ont été libérées saines et sauves. Les otages sont utilisés par les ravisseurs comme moyen de pression envers le gouvernement central.

liu/cpb/jmc

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