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Turquie: environ 600 policiers limogés dans une nouvelle vague de purges

22/01/2014 12:18 EST | Actualisé 24/03/2014 05:12 EDT

Le gouvernement turc a procédé mercredi à une nouvelle purge dans les effectifs de la police, limogeant ou mutant près de 600 de ses membres à Istanbul et Ankara, sur fond de scandale politico-financier, ont rapporté les médias.

Depuis le début de l'enquête judiciaire qui vise des dizaines de ses proches, le Premier ministre islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan a engagé une épuration sans précédent de la police et de la justice du pays, accusées d'abriter le coeur d'un "complot" visant à déstabiliser son régime, au pouvoir depuis 2002.

Mardi matin, un total de 470 membres de la sûreté nationale, des hauts gradés ou simples policiers, ont été limogés ou mutés dans la seule ville d'Ankara, a rapporté la chaîne d'information NTV.

Puis une quinzaine de policiers ont subi le même sort à Izmir, métropole de l'Ouest de la Turquie, a indiqué l'agence de presse Dogan.

Et mardi soir, une centaine de fonctionnaires de police d'Istanbul se sont vu remettre des notifications de limogeage et de mutation, a rapporté le journal Hürriyet sur son site internet.

Quelques jours après le début de l'enquête anticorruption mi-décembre, le préfet de police d'Istanbul, Hüseyin Capkin, avait été démis de ses fonctions avec de nombreux autres collègues à la mi-décembre.

Cette nouvelle vague de mutations et de révocations porte à plus de 2.000, selon le décompte de la presse turque, le nombre de policiers, hauts-gradés comme simples officiers, sanctionnés depuis la mi-décembre.

Dans le même temps, le gouvernement a également multiplié les purges dans la magistrature. Mardi soir, un total de 96 procureurs et juges de haut rang de plusieurs villes du pays ont été mutés.

Mardi soir, le Parlement turc a également commencé à débattre en séance plénière d'un projet de loi très controversé qui vise à réformer le Haut-conseil des juges et procureurs (HSYK) afin de donner, notamment, au ministre de la Justice le dernier mot en matière de nomination des magistrats.

Depuis un mois, M. Erdogan accuse ses ex-alliés de la puissante confrérie du prédicateur musulman Fethullah Gülen d'avoir infiltré la police et la justice et de manipuler les enquêtes anticorruption qui visent ses proches, à la veille des élections municipales de mars et présidentielle d'août 2014.

BA/pa/mr

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