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Syrie: un missile fait 10 morts à Alep dont cinq enfants (ONG)

22/01/2014 12:20 EST | Actualisé 24/03/2014 05:12 EDT

Les forces gouvernementales bombardaient mercredi des secteurs rebelles autour de Damas, Homs et Alep, où un missile a tué 10 personnes en dépit de l'ouverture en Suisse d'une conférence de paix internationale sur la Syrie réunissant régime et opposition.

Le missile tiré par les troupes fidèles au président Bachar al-Assad sur le quartier de Maasraniyeh à Alep, a tué dix personnes dont cinq enfants et trois femmes, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Il s'agirait d'un missile sol-sol selon cette organisation qui s'appuie sur un large réseau de militants et de sources médicales à travers le pays.

L'ancienne capitale économique de la Syrie est en proie à des violences quotidiennes depuis juillet 2012 -- et la cible depuis mi-décembre d'une offensive aérienne majeure du régime qui a fait des centaines de morts.

Ailleurs à Alep, des heurts ont opposé rebelles et soldats, ces derniers tentant de reprendre du terrain dans le quartier d'Aziziyeh.

"L'armée tente de profiter du fait que les rebelles combattent aussi l'Etat islmaique en Irak et au Levant (EIIL) afin d'avancer à Alep", estime un activiste de la province se présentant sous le nom d'Abou Omar.

Ce groupe armée jihadiste, lié à al-Qaïda et initialement accueilli favorablement par la rébellion pour l'aider à lutter contre le régime, fait en effet face depuis le début du mois à une offensive de plusieurs coalitions de rebelles excédés par les exactions attribuées à l'EIIL et par sa volonté d'hégémonie. Un enfant a été tué mercredi dans des échanges de feu entre les rebelles et l'EIIL à Darkouche, dans la province d'Idleb (nord).

Dans la périphérie nord de Damas, les troupes gouvernementales ont bombardé des positions rebelles dans la zone de Saydnaya, tandis que non loin de là des combats ont tué 10 soldats dont trois officiers dans le secteur de Zabadani, selon l'OSDH.

Des hélicoptères de l'armée bombardaient de leur côté des secteurs de la province de Hama (centre) à l'aide de barils remplis d'explosif, a ajouté l'Observatoire. Ce type de munitions, utilisé à maintes reprises ces dernières semaines par le régime, a été condamné par les défenseurs des droits de l'Homme car elles sont très destructrices et peu précises, frappant civils et combattants sans distinction.

A Homs, où des secteurs tenus par les rebelles sont assiégés depuis près de 600 jours, l'armée a bombardé le quartier de Waar, où plusieurs de milliers d'habitants se sont réfugiés après avoir fui les violences dans d'autres quartiers de la ville.

"La situation sur le terrain n'a pas du tout changé en dépit de l'ouverture des pourparlers en Suisse. Tous les principaux fronts sont toujours extrêmement violents, tout comme hier", souligne le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.

Depuis le début du conflit en mars 2011, plus de 130.000 personnes sont mortes en Syrie selon l'OSDH.

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