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Sanctuaire: le Japonais Shinzo Abe se défend d'avoir voulu offenser les peuples chinois et coréen

22/01/2014 01:25 EST | Actualisé 24/03/2014 05:12 EDT

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe a défendu mercredi à Davos sa visite en décembre au sanctuaire Yasukuni où sont honorés 2,5 millions de soldats morts pour le Japon, affirmant qu'il n'avait pas eu l'intention d'offenser ni la Chine ni la Corée du Sud.

"Je n'ai aucune intention de heurter les sentiments des peuples en Chine et en Corée du Sud que nous considérons comme des voisins très importants et la Corée, un pays démocratique et libre, partage les mêmes valeurs que nous", a déclaré M. Abe, en réponse à des questions après un discours devant le Forum économique mondial de Davos, dans les Alpes suisses.

A l'occasion de son premier anniversaire à la Primature le 26 décembre, Shinzo Abe, connu pour ses positions nationalistes tranchées, avait déclenché la colère de Pékin et de Séoul en se rendant au Yasukuni, où sont honorés les soldats morts pour le Japon, mais aussi 14 criminels de guerre condamnés après 1945.

"L'esprit de ceux qui ont péri pendant ces guerres demeure dans ce sanctuaire. Aussi ai-je rendu hommage à ces gens qui ont donné leur vie pour la nation et j'ai prié pour leur âme, ce qui est naturel de la part de n'importe quel dirigeant mondial", s'est justifié M. Abe.

Évoquant un "malentendu majeur" au sujet de sa visite au Yasukuni, il a affirmé que ce sanctuaire était dédié à "toutes les victimes des guerres dans le monde" et pas seulement au Japon. "J'ai prêté serment pour qu'il n'y ait plus de guerres dévastatrices et que plus personne n'en souffre", a-t-il insisté.

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