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Réforme du Sénat: l'ex-chef du Parti réformiste y met son grain de sel

22/01/2014 11:19 EST | Actualisé 24/03/2014 05:12 EDT

OTTAWA - L'ancien chef du Parti réformiste, Preston Manning, se lance dans la mêlée sur le débat de la réforme du Sénat en inaugurant un site Web sur le sujet.

Son site en anglais — pour l'instant uniquement traduit dans un français approximatif — propose six scénarios, allant de l'abolition pure et simple au statu quo, sur lesquels il invite les Canadiens à voter.

L'ancien chef de l'opposition aux Communes croit que le scandale des dépenses des sénateurs a suscité un regain d'intérêt pour la réforme de la Chambre haute et que le moment pourrait être plus propice pour faire bouger les choses que lors de ses dernières tentatives, alors qu'il était encore en politique active.

Selon lui, les problèmes soulevés lors du scandale qui a fait tomber en disgrâce Mike Duffy, Patrick Brazeau et Pamela Wallin existaient depuis des décennies.

«Je ne pense pas que (les sénateurs) ont été suffisamment vigoureux et rigoureux», a lancé M. Manning.

«Cette histoire de résidence est obscure depuis 1867, ce n'est pas la première fois que cela ressurgit!»

L'ex-sénateur albertain Ted Morton et lui entendent faire connaître les résultats de ce sondage en ligne à la fin du mois de février. Ils espèrent qu'il fournira des données éclairantes sur le point de vue des citoyens sur la question, qui pourront inspirer le gouvernement de Stephen Harper.

Les juges de la Cour suprême du Canada se penchent actuellement sur les façons de modifier ou d'abolir la Chambre haute. Le gouvernement conservateur est d'avis qu'il peut agir seul pour réformer le Sénat et qu'une abolition nécessiterait l'appui d'au moins sept provinces représentant 50 pour cent de la population. La plupart des provinces — Québec en tête — croient qu'une telle abolition nécessiterait leur accord de façon unanime.

Les internautes peuvent se rendre sur le site reformorabolish.ca pour donner leur avis.

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