DIVERTISSEMENT
22/01/2014 08:35 EST | Actualisé 22/01/2014 08:35 EST

Guylaine Tremblay et Georges St-Pierre au Musée Grévin

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MONTREAL, QUEBEC - DECEMBER 11: Georges St Pierre celebrates after his fight vs Josh Koscheck December 11, 2010. (Photo by Marc Lecureuil/Getty Images)

Guylaine Tremblay et Georges St-Pierre feront leur entrée au Musée Grévin de Montréal dans la prochaine année. La comédienne d’Unité 9 et le champion de l’UFC ont été choisis par l’Académie Grévin Montréal, formée d’animateurs et de journalistes reconnus, et auront leur statue de cire parmi les 120 monuments qui peuplent l’établissement depuis son ouverture, à la fin du mois d’avril dernier.

Mercredi, Guylaine et Georges s’étaient déplacés dans les locaux de l’institution, au septième étage du Centre Eaton, pour démarrer le processus de construction de leur statue respective. L’équipe de créateurs des ateliers Grévin Paris était sur place et complétait avec minutie chaque étape de la complexe opération : prises de mesure, scan du corps, moulage des mains et des pieds, empreintes des dents, photos, vidéos, essais de la pose avec tenue, et étude de détails aussi précis que la couleur des yeux et la pigmentation de la peau, pour un résultat aussi hyperréaliste que possible. Guylaine Tremblay s’est prêtée à l’exercice dans l’avant-midi et Georges, dans l’après-midi. Au total, il faut environ six mois pour concevoir une statue.

C’est le 17 octobre dernier que les membres de l’Académie Grévin Montréal se sont réunis pour débattre des vedettes d’ici qui devraient être immortalisées du sceau de Grévin. Le comité, présidé par Marc Laurendeau, est constitué de communicateurs provenant de divers horizons, soit Claude Deschênes, Monique Giroux, Réjean Tremblay, Francis Reddy, Thérèse Parisien, Herby Moreau, Catherine Pogonat et Marie-Claude Barrette. Le groupe se rencontre deux fois par année.

«L’Académie devait sélectionner deux noms à partir d’une liste qui comptait une vingtaine de personnalités québécoises, a expliqué Béatrice de Reyniès, directrice de Grévin international. C’a été très difficile et il y a eu beaucoup de discussions mais, au final, Georges St-Pierre a été élu à l’unanimité, et il y a également eu beaucoup de voix pour Guylaine Tremblay. Tous deux remplissent tous nos critères : ils sont populaires, ils sont incontournables dans leur domaine d’activités, et ils font l’actualité. Guylaine gagne de magnifiques prix, elle est toujours très présente et aimée du public. Et Georges St-Pierre, à lui seul, représente un sport plutôt inattendu, et il est connu internationalement, ce qui est intéressant pour nous. Ça nous permettra peut-être, un jour, de dupliquer son personnage dans d’autres musées Grévin.»

Si l’Académie Grévin Montréal est chargée de nommer les étoiles locales qui brilleront entre les murs du musée, les têtes d’affiche étrangères, elles, sont déterminées par la haute direction de Grévin. La franchise montréalaise a d’ailleurs accueilli Marilyn Monroe, juste avant Noël. On ajoute environ deux ou trois statues par année.

Gala et combat

La sculpture de Guylaine Tremblay sera intronisée vers la rentrée d’automne, en septembre ou en octobre. On placera la comédienne dans une mise en scène de gala, trophée en main. Près d’elle reposera une statuette que les visiteurs pourront exhiber le temps d’une photo. Georges St-Pierre, lui, sera déposé près de la patinoire, dans la section des sportifs. Torse nu, il brandira les poings, prêt à combattre, et sera décoré d’un accessoire, possiblement une ceinture de vainqueur.

«Je suis content, parce que je vais être exposé dans la même pièce que Wayne Gretzky, qui est l’une de mes idoles, a déclaré Georges St-Pierre, lors d’une rapide ronde d’entrevues, juste avant de s’abandonner aux mains des experts qui façonneront son sosie. Mais ces affaires-là ne m’intimident pas beaucoup. Je travaille dans l’industrie du divertissement, et les gens regardent le sport professionnel de la même façon qu’ils regardent une émission de télévision. Ça me fait plaisir de jouer le jeu, et c’est un grand honneur pour moi d’être là.»

La date de l’arrivée officielle de Georges St-Pierre à Grévin n’est pas encore connue; on fixera celle-ci en fonction de l’emploi du temps de l’athlète, car on souhaite évidemment qu’il vienne lui-même présenter son clone au public et aux médias.

Bilan positif

Après neuf mois d’activité, le Musée Grévin de Montréal se porte très bien, a signalé Béatrice de Reyniès, mercredi.

«On a eu un très, très bon démarrage de saison, a souligné la directrice. À la fin septembre, on avait déjà eu 100 000 visiteurs, et on était assez fiers. C’a été plus calme à l’automne, ce qui est normal, mais, en ce moment, ça redémarre très, très bien. On est visibles et on veut continuer de l’être. On veut faire savoir au public qu’on n’est pas là seulement pour quelques mois, mais pour longtemps, et qu’on offre un divertissement pour toute la famille, pour les petits autant que les grands!»

Pour connaître les horaires et les tarifs du Musée Grévin de Montréal, on consulte le www.grevin-montreal.com.

Le musée Grévin à Montréal

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