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L'UE avertit l'Ukraine de "possibles actions" après les dernières violences

22/01/2014 07:00 EST | Actualisé 24/03/2014 05:12 EDT

L'Union européenne s'est dite "choquée" mercredi par les dernières violences meurtrières en Ukraine, avertissant Kiev de "possibles actions" et de "conséquences pour les relations" avec ce pays.

"Nous déplorons dans les termes les plus forts l'usage de la force et les violences", a déclaré le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, dans une déclaration au début d'une conférence de presse sur le climat.

"Nous allons continuer à suivre de très près ces développements et à évaluer de possibles actions par l'Union européenne and les conséquences pour nos relations avec ce pays", a-t-il affirmé.

Mais il a jugé "prématuré de dire" quelles pourraient être ces actions, ajoutant que les Européens avaient à leur disposition "plusieurs instruments". Il a souligné que les décisions étaient principalement de la responsabilité des Etats membres et devraient être prises "collectivement".

Il a assuré que si l'Ukraine ne respectait pas les principes la démocratie, l'UE se devrait de "réagir de façon très claire".

"Nous sommes choqués par les dernières nouvelles en provenance d'Ukraine", a dit M. Barroso, dans une déclaration au début d'une conférence de presse sur le climat.

Le Parquet général ukrainien a annoncé mercredi que deux hommes avaient été tués par balles dans le centre de Kiev, où de violents heurts opposent depuis dimanche les forces anti-émeutes et des manifestants.

M. Barroso a appelé "toutes les parties à la retenue" et à "prendre les mesures qui contribueront à faire baisser" la tension. Il a insisté sur "la responsabilité fondamentale des autorités ukrainiennes de prendre les mesures pour calmer la crise et s'engager dans un véritable dialogue avec l'opposition et la société civile sur les moyens de la surmonter".

Le chef de l'exécutif européen a aussi exprimé sa "préoccupation" face aux "récentes restrictions des libertés fondamentales, notamment la liberté d'expression et liberté des médias".

Auparavant, la représentante de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, avait demandé"un arrêt immédiat des actes de violence".

Le commissaire chargé de l'Elargissement et des relations entre l'UE et les pays de son voisinage, Stefan Füle est attendu à Kiev vendredi et samedi.

A Berlin, Andreas Schockenhoff, vice-président du groupe parlementaire des chrétiens-démocrates allemands, le parti de la chancelière Angela Merkel, a affirmé que l'UE devait "penser à d'éventuelles sanctions". Le ministère lituanien des Affaires étrangères, Linas Linkevicius, a lui aussi estimé que "la possibilité d'appliquer des sanctions" n'était "pas exclue si la violence ne cessait pas".

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