NOUVELLES

L'absence de l'Iran à Genève II sans impact sur l'accord nucléaire (USA)

22/01/2014 06:35 EST | Actualisé 24/03/2014 05:12 EDT

Les Etats-Unis ont assuré mercredi que l'absence controversée de l'Iran à la conférence de paix sur la Syrie n'aurait pas d'impact sur l'accord sur le nucléaire entre Téhéran et les grandes puissances.

Malgré 34 ans sans relations diplomatiques, Américains et Iraniens ont brisé la glace ces derniers mois, un rapprochement historique consacré par un premier accord sur le programme nucléaire iranien scellé le 24 novembre dernier à Genève avec le groupe "5+1" (Etats-Unis, Chine, Russie, Royaume-Uni, France et Allemagne) et qui est entré en vigueur le 20 janvier pour une durée de six mois.

Parallèlement, Washington a préparé depuis le mois de mai avec Moscou et l'ONU la conférence de paix sur la Syrie, dite Genève II, qui s'est ouverte mercredi à Montreux (Suisse). La présence ou non de l'Iran, soutien du régime syrien, a fait l'objet de mois de tractations jusqu'à ce que le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon invite Téhéran dimanche, avant de revenir sur son offre moins de 24 heures plus tard.

Le département d'Etat avait explicitement demandé le retrait de cette invitation de l'Iran à Genève II, invoquant le fait que Téhéran n'avait finalement jamais accepté les principes d'une transition politique en Syrie contenus dans un accord, dit Genève I, signé le 30 juin 2012, mais jamais appliqué et qui sert de canevas à la conférence cette semaine en Suisse.

La porte-parole adjointe du département d'Etat Marie Harf a qualifié mercredi de "fiasco" l'incident diplomatique lié à cette invitation avortée de l'Iran, finalement exclu de la table de Genève II.

Mais interrogée sur un éventuel "impact" de cette affaire sur l'accord sur le nucléaire iranien, Mme Harf a tenu à faire le distinguo entre les deux processus diplomatiques qui impliquent Téhéran.

"Nous avons été très clairs et je crois que les Iraniens l'ont été également dans nos discussions, ce sont deux dossiers séparés: les négociations sur le nucléaire constituent un train de discussions et celles sur la présence ou non de l'Iran à Genève II, et sur le rôle qu'il peut jouer en Syrie, en sont complètement séparées", a expliqué la porte-parole.

"Nous avons eu clairement de vrais désaccords à propos de la Syrie tout au long du processus de négociations sur le nucléaire, mais c'était vraiment distinct et je pense que nous, comme les Iraniens, voulons que ces deux dossiers restent bien séparés", a encore argumenté Mme Harf.

nr/are

PLUS:hp