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La Banque du Canada garde le cap

22/01/2014 10:10 EST | Actualisé 24/03/2014 05:12 EDT

Le taux directeur de la Banque du Canada reste à 1 %, comme c'est le cas depuis près de trois ans et demi.

La banque centrale précise qu'elle « s'attend à ce que l'inflation demeure nettement sous la cible pendant quelque temps, et par conséquent les risques à la baisse entourant l'inflation ont gagné en importance ». L'inflation devrait revenir autour de 2 % dans environ deux ans, ajoute-t-elle, « les effets de la concurrence dans le commerce de détail se dissipant » entre autres. 

Pendant la deuxième moitié de 2013, la croissance s'est renforcée, note la Banque du Canada, qui table maintenant sur une croissance un peu plus marquée, à 2,5 % cette année, après 1,8 % l'an dernier. « L'accroissement de la demande aux États-Unis, ainsi que la dépréciation récente du dollar canadien, devrait stimuler les exportations », ajoute l'institution dans son communiqué.

La Banque du Canada prévoit d'ailleurs un « atterrissage en douceur du marché du logement et d'une stabilisation de l'endettement des ménages ». Le mois dernier, son gouverneur, Stephen Poloz, avait reconnu que le marché immobilier était surévalué au pays.

Pour Douglas Porter, économiste en chef de la BMO, la phrase clé citée par la Banque du Canada mercredi ne se trouve pas dans la déclaration comme telle, mais est plutôt enfouie dans le rapport sur la politique monétaire : « En dépit de la dépréciation du dollar canadien ces derniers mois, la vigueur du dollar va continuer à poser des défis pour les exportations autres que les produits de base ». Il s'agit d'une phrase qui a du poids, selon M. Porter, une phrase qui laisse entendre que la Banque du Canada considère que le dollar canadien est surévalué et que, par conséquent, toute dépréciation à venir sera de bon augure.

Au sujet de l'inflation, les risques à la baisse sont légèrement accentués, d'après la lecture que fait Douglas Porter des propos de la Banque du Canada, qui parle d'ailleurs de l'inflation dès le premier paragraphe de sa déclaration.

De leur côté, les économistes en chef de la Banque TD, Sonya Gulati et Leslie Preston, notent que bien que le ton de la Banque du Canada ait quelque peu changé, le message de fond, lui, reste le même. La TD affirme donc qu'elle conserve ses prévisions selon lesquelles une hausse possible des taux d'intérêt ne devrait pas survenir avant la deuxième moitié de 2015.

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