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Israël: arrestation de trois membres d'une cellule liée à Al-Qaïda (officiel)

22/01/2014 08:43 EST | Actualisé 24/03/2014 05:12 EDT

Le service de sécurité intérieure israélien a arrêté trois Palestiniens appartenant à une cellule présumée d'Al-Qaïda qui préparait des attentats, notamment contre l'ambassade des Etats-Unis en Israël, a affirmé mercredi un porte-parole du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

"Le Shin Beth a arrêté une cellule terroriste originaire de Jérusalem-Est qui était actionnée par Al-Qaïda et qui planifiait notamment un attentat à la bombe contre l'ambassade des Etats-Unis" à Tel-Aviv, a précisé ce porte-parole, Ofir Gendelman, sur son compte Twitter.

Dans un communiqué, le Shin Beth a identifié les trois suspects comme Iyad Abou Sara, né en 1990, et Ruben Abou Nijma, né en 1983, arrêtés le 25 décembre à Jérusalem-Est occupé et annexé, et Alaa Anas, né en 1992, de la région de Jénine, dans le nord de la Cisjordanie occupée, arrêté le 7 janvier.

Ils ont été recrutés via internet par un responsable présumé d'Al-Qaïda dans la bande de Gaza, Oraïb al-Cham, son nom de guerre, selon le Shin Beth, dont le communiqué est assorti d'une photo d'Ayman al-Zawahiri, le dirigeant d'Al-Qaïda, qui aurait supervisé son agent dans l'enclave palestinienne.

Selon le Shin Beth, Iyad Abou Sara préparait un attentat contre un autobus israélien sur la route reliant Jérusalem à la colonie de Maalé Adoumim, en Cisjordanie.

La cellule aurait eu pour mission notamment d'aider des "terroristes étrangers qui devaient arriver en Israël avec de faux passeports russes" pour commettre des attentats suicide contre l'ambassade des Etats-Unis, ainsi qu'un centre de conférences international à Jérusalem.

Iyad Abou Sara devait accueillir les futurs kamikazes, leur fournir des ceintures d'explosifs et les transporter sur les lieux des attentats, explique le Shin Beth.

A Washington, le département d'Etat a prudemment indiqué "être en contact avec le gouvernement israélien à propos de ces menaces". Mais sa porte-parole Marie Harf a dit ne pas disposer de "confirmation indépendante" sur les détails de ces menaces, même si les Etats-Unis "n'ont pas de raison de penser que cela n'est pas vrai".

Elle a aussi assuré que cela n'aurait "pas d'impact sur les négociations du processus de paix" entre Israéliens et Palestiniens, qui ont repris fin juillet.

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