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Irak: les exportations pétrolières ont baissé en 2013

22/01/2014 10:31 EST | Actualisé 24/03/2014 05:12 EDT

Les exportations pétrolières irakiennes ont baissé en 2013 par rapport à 2012 malgré les efforts visant à augmenter les ventes afin de financer la reconstruction du pays, selon un calcul réalisé à partir de chiffres du ministère du Pétrole.

En décembre, les exportations ont progressé pour le quatrième mois consécutif, mais sans pouvoir atteindre le niveau enregistré fin 2012.

Sur l'ensemble de 2013, l'Irak a exporté 872,3 millions de barils de pétrole (soit une moyenne de 2,39 millions par jour), contre 886,8 millions l'année précédente, soit une baisse de 1,63%. Ce recul a été attribué à plusieurs mois d'intempéries, des sabotages contre son principal oléoduc dans le nord, et des travaux dans les ports du sud du pays.

Les revenus issus de ces ventes ont eux reculé de 5,1%, à 89,22 milliards de dollars en 2013, contre 94,02 milliards en 2012.

Selon l'Agence internationale de l'Energie (AIE), la production irakienne a atteint 3,07 millions de barils par jour en moyenne.

En décembre, l'Irak a exporté 72,6 millions de barils de pétrole, lui permettant d'engranger 7,47 milliards de dollars, des revenus en progression par rapport à novembre (7,32 mds de dollars) mais inférieurs à ceux enregistrés un an plus tôt (7,55 mds).

"Les exportations et les revenus ont augmenté (par rapport à novembre) malgré le mauvais temps et des réparations techniques en cours dans les ports du sud" du pays, a indiqué le porte-parole du ministère du Pétrole, Assem Jihad, dans un communiqué.

Les ventes de brut représentent 95% des revenus du gouvernement et près de deux tiers du PIB.

Le ministère du Pétrole a souligné que des investissements réalisés dans les infrastructures d'exportation et de stockage auraient des retombées sous peu, et que la mise en service de nouveaux champs devrait permettre au pays d'augmenter ses exportations et ses revenus en 2014.

"Tout cela devrait permettre d'augmenter la quantité que nous exportons, et limiter les conséquences d'éventuels arrêts", a déclaré M. Jihad.

Il a en outre fait valoir les augmentations de production attendues dans le courant de l'année dans les champs de Badra et de Qurna occidental, dans le sud du pays.

Bagdad cherche à augmenter nettement la production et la vente dans les années à venir pour financer la reconstruction du pays et de son économie dévastés par la guerre.

Les responsables irakiens souhaitent ainsi que la production atteigne 9 millions de barils par jour d'ici à 2017, un objectif jugé trop optimiste par le Fonds monétaire international (FMI) et l'Agence internationale de l'énergie (AIE).

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