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Irak: 50 insurgés tués par des frappes aériennes (ministère Défense)

22/01/2014 12:33 EST | Actualisé 24/03/2014 05:12 EDT

Des raids aériens de l'armée sur Al-Anbar, province de l'ouest de l'Irak en proie à des troubles depuis plusieurs semaines, ont tué 50 insurgés, a indiqué le ministère de la Défense mercredi soir.

Les forces de sécurité ont "reçu un renseignement exact leur permettant de lancer des frappes aériennes douloureuses et efficaces contre des rassemblements terroristes à Al-Anbar hier (mardi) 21 janvier, tuant plus de 50 terroristes", selon un communiqué du ministère.

Parmi les insurgés tués se trouvaient plusieurs combattants étrangers originaires de pays arabes, et d'importantes quantités de munitions ont été détruites, a précisé le ministère sans plus de détails.

Ces raids sont la dernière opération en date des forces de sécurité visant les groupes insurgés sunnites qui ont pris le contrôle de plusieurs zones urbaines d'Al-Anbar ces dernières semaines.

Des quartiers entiers de Ramadi, chef-lieu de la province, ainsi que la totalité de la ville voisine de Fallouja, 60 km à l'ouest de Bagdad, ont été conquis par des combattants anti-gouvernementaux, à la suite de troubles qui ont débuté le mois dernier dans ces deux villes.

Les heurts ont été déclenchés par un assaut des forces de sécurité fin décembre contre un campement de protestataires sunnites anti-gouvernementaux installé depuis plus d'un an près de Ramadi.

Le gouvernement a qualifié les militants anti-gouvernementaux de terroristes membres d'Al-Qaïda.

Des diplomates, dont le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, ont appelé les autorités irakiennes à oeuvrer en faveur d'une réconciliation nationale, les insurgés étant enhardis par le mécontentement de la minorité sunnite qui s'estime discriminée par le gouvernement dominé par les chiites. Mais alors que des élections législatives sont prévues en avril, le Premier ministre a opté pour une ligne dure.

Les autorités cherchent à reprendre le contrôle de Ramadi et Fallouja en s'appuyant à la fois sur les forces de sécurité et des milices tribales pro-gouvernementales.

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