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Budget du N.-B. : pas question d'augmenter les impôts ou la TVH

22/01/2014 04:37 EST | Actualisé 23/03/2014 05:12 EDT

À deux semaines du dépôt du dernier budget et avec la tenue des élections au Nouveau-Brunswick, le ministre des Finances du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs, exclut de monter les impôts.

« Nous devons redresser notre économie, mais pas en augmentant les impôts ni la taxe de vente », dit M. Higgs.

L'économie de la province est extrêmement faible, avec un déficit annuel prévu de 538 millions de dollars et une dette de 11 milliards et demi. 16 milliards si la dette d'énergie Nouveau-Brunswick est additionnée.

« Nous avons essayé de contrôler les dépenses, mais les revenus de la province ont continué de baisser et dans le climat économique actuel nous ne pensons pas qu'augmenter les taxes est la solution », ajoute le ministre des Finances.

Selon Richard Saillant, économiste et directeur général de l'institut canadien de recherche en politique et en administration publique à l'Université de Moncton, le gouvernement manque de courage en n'augmentant pas les taxes.

« Si on n'augmente pas les revenus et les impôts dans les prochaines années et qu'on garde le même taux de dépenses publiques que la décennie antérieure, on va se retrouver très rapidement avec des déficits de l'ordre de plusieurs milliards de dollars d'ici dix ans. Si on permet à ce genre de chose là de se produire on va sombrer dans le gouffre », affirme-t-il.

Plusieurs économistes s'entendent dans la province, contrairement au gouvernement en place, qu'il faudrait augmenter la taxe de vente de 2 %.

Hausser les taxes est particulièrement impopulaire et peut faire mal le jour de l'élection.

« Le gouvernement a trop attendu, on se retrouve à la veille d'une élection, le gouvernement est incapable de gérer la situation, tout ce qu'il leur reste à l'heure actuellement c'est des rêves, celui du pipeline, celui du gaz de schiste. » Jean-François Caron, professeur de sciences politiques à l'Université de Moncton.

Selon Blaine Higgs, le gouvernement du Nouveau-Brunswick a bien l'intention de redresser son économie avec le secteur des ressources naturelles comme le gaz de schiste.

Le dépôt du budget se fera le 4 février prochain, en même temps que la rentrée parlementaire à Fredericton.

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