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A Montreux, Washington dit vouloir amplifier son soutien à l'opposition syrienne

22/01/2014 03:08 EST | Actualisé 24/03/2014 05:12 EDT

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a affirmé mercredi que son pays cherchait à trouver "différents moyens de pression" sur le régime de Damas, en amplifiant son aide à l'opposition syrienne.

M. Kerry s'exprimait dans la ville suisse de Montreux à l'occasion de la conférence internationale sur la Syrie, où régime et opposition ont eu leur premier face-à-face depuis le début de la guerre il y a près de trois ans.

"Il y aura des efforts parallèles qui sont menés, même au cours des pourparlers, en vue de trouver différents moyens de pression et trouver une solution", a-t-il dit lors de la conférence de presse de clôture de la réunion de Montreux.

"Je dirai juste que plusieurs options seront étudiées, y compris le soutien continu, voire plus de soutien à l'opposition", a-t-il ajouté, sans préciser quelle forme prendra cette aide.

Les rebelles qui combattent les troupes loyalistes ont toujours réclamé des armes mais Washington a toujours affiché sa réticence, arguant que l'arsenal pourrait tomber aux mains d'extrémistes.

M. Kerry a également prévenu que même si les menaces de frappes américaines contre le régime ont été évitées en septembre dernier, le président Barack Obama "n'a jamais écarté aucune option".

Alors que les dignitaires syriens et l'opposition en exil s'apprêtent à entamer vendredi des négociations inédites sous l'égide de l'ONU à Genève, M. Kerry a précisé que les efforts en vue d'une solution ne se limiteront à ces pourparlers.

A l'ouverture de la conférence mercredi, il avait martelé que le président syrien Bachar al-Assad ne pourrait pas faire partir du gouvernement de transition en Syrie.

"Bachar al-Assad ne prendra part au gouvernement de transition. Il est impossible, inimaginable que cet homme qui a mené une telle violence contre son propre peuple puisse conserver la légitimité pour gouverner", a-t-il dit.

Des responsables américains ont oeuvré ces derniers mois pour tenter d'unir l'opposition, profondément divisée, et les convaincre de participer à ces pourparlers qui doivent discuter d'un gouvernement d'union en Syrie

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