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Un rapport sur la torture en Syrie appelle une enquête complémentaire (porte parole Pillay)

21/01/2014 01:35 EST | Actualisé 23/03/2014 05:12 EDT

Un rapport accusant la Syrie de massacres à grande échelle et de tortures est "extrêmement alarmant", ces allégations appellent des enquêtes complémentaires, a déclaré à l'AFP le porte-parole de la Haut Commissaire aux Droits de l'Homme de l'ONU.

"Ce rapport est extrêmement alarmant et l'étendue du nombre de morts en détention, si elle est vérifiée, est vraiment horrible. Des allégations aussi sérieuses ne peuvent être ignorées et des enquêtes complémentaires sont clairement nécessaires", a déclaré dans un courriel M. Rupert Colville.

Ce rapport rédigé par trois anciens procureurs internationaux s'appuie sur le témoignage d'un déserteur, assorti de 55.000 photos de 11.000 prisonniers morts entre mars 2011 et août 2013 figurant sur un seul site, non identifié pour des raisons de sécurité.

Le document a été commandé par le Qatar, pays qui soutient les rebelles syriens.

Le porte-parole de Mme Navi Pillay a rappelé que la Commission d'enquête internationale sur la Syrie mandatée par le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU avait documenté un certain nombre de cas de tortures ayant conduit à la mort de prisonniers similaires à ceux dont fait état le rapport.

La Commission a publiquement souligné à plusieurs reprises que "le gouvernement syrien, y compris ses services de renseignements, avait employé à large échelle la torture systématique pour interroger, intimider et punir des gens considérés comme des opposants".

La Commission a aussi dénoncé des cas similaires du fait de certains groupes de l'opposition armée et Mme Pïllay a dénoncé dans un communiqué la semaine dernière les exécutions de non combattants par des groupes armés radicaux.

Les informations de ce rapport montrent combien il est important que des observateurs indépendants puissent avoir accès à la Syrie, souligne encore le porte-parole. Le gouvernement syrien n'a jamais autorisé la Commission d'enquête à se rendre dans le pays.

L'emploi de la torture est interdit par le droit humanitaire international et peut être assimilé à un crime de guerre ou à un crime contre l'humanité, a rappelé M. Colville.

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