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Soudan du Sud: projets de cessez-le-feu et de libération de prisonniers

21/01/2014 04:05 EST | Actualisé 22/03/2014 05:12 EDT

Les médiateurs dans le conflit sud-soudanais ont soumis aux belligérants deux projets d'accord prévoyant d'une part un cessez-le-feu et d'autre part la libération de 11 responsables politiques emprisonnés au début des combats, selon des documents consultés mardi par l'AFP.

La libération des onze détenus est l'un des points de blocage des pourparlers en cours à Addis Abeba, sous la médiation de l'Igad (Autorité intergouvernementale pour le développement), bloc de sept pays est-africains. Les partisans de l'ancien vice-président Riek Machar, qui affrontent les forces loyales au président sud-soudanais Salva Kiir, exigent leur libération avant tout cessez-le-feu.

Les chefs d'Etat de l'Igad doivent se réunir jeudi à Juba, en présence notamment du président soudanais Omar el-Béchir, a confirmé mardi à l'AFP le porte-parole du ministère sud-soudanais des Affaires étrangères, Mayen Makol.

Il n'a pas précisé si était à l'ordre du jour la signature des projets d'accords, destinés à mettre fin aux combats entre l'armée au chef de l'Etat et les troupes pro-Machar, qui ont fait des milliers de morts et un demi-million de déplacés depuis leur début le 15 décembre.

Le projet d'accord sur la cessation des hostilités prévoit que les belligérants s'engagent à "cesser immédiatement toutes les opérations militaires et à geler leurs forces à l'endroit où elles se trouvent".

Le texte spécifie également que les parties au conflit doivent notamment "s'abstenir d'attaquer les populations civiles (...) de commettre des viols, des violences sexuelles et des tortures (...) de se livrer à des violences contre les enfants, les fillettes, les femmes et les personnes âgées", et cesser "les exécutions sommaires, les déplacements de population".

L'ONU fait état de nombreuses atrocités, dont des crimes de guerre, imputables aux deux camps, notamment contre les populations civiles.

Le projet d'accord prévoit également la mise en place d'une équipe de suivi de l'application de l'accord, conduite par l'Igad.

Le second projet de texte prévoit que les deux parties vont exhorter le président Kiir à "gracier et libérer (...) afin de leur permettre de participer au dialogue" onze hauts responsables sud-soudanais arrêtés le 15 décembre, sous l'accusation de tentative de coup d'Etat. Cette accusation a marqué le début du conflit.

"Les parties acceptent de mettre en place un Processus de réconciliation national ouvert à tous, dans lequel les détenus et autres acteurs politiques ont un rôle important à jouer", poursuit le texte.

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