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Shinzo Abe en vedette au premier jour du Forum de Davos

21/01/2014 10:00 EST | Actualisé 23/03/2014 05:12 EDT
AFP

La politique défendue par le premier ministre japonais Shinzo Abe, la croissance de la population africaine ou les enjeux et les dangers de la numérisation croissante du monde seront abordés par les leaders mondiaux réunis à partir de mercredi à Davos.

Les quelque 2 500 participants au Forum économique mondial (WEF) réunis comme chaque hiver dans la vallée suisse enneigée échangeront leurs opinions jusqu'à samedi, balayant toute une série de thèmes, économiques ou sociaux.

Le premier ministre japonais doit prendre la parole mercredi pour exposer "la vision du Japon". Il devrait donc défendre la politique de relance économique de l'archipel, qui doit lui permettre de sortir pour de bon du marasme, mais qui suscite les interrogations de certains observateurs.

Autre dirigeant, le président du Nigeria Goodluck Jonathan prendra la parole vers 12H45 GMT pour évoquer les défis posés par la croissance de la population africaine, en compagnie de l'homme d'affaires nigérian Aliko Dangote ou la directrice de l'ONG Oxfam International Winnie Byanyima.

Quelques jours après le discours du président américain Barack Obama promettant des garde-fous à la collecte de renseignements par la NSA, une session sera consacrée au "problème de Big Brother" et réunira des représentants d'entreprises, des politiciens, des ONG autour de la sécurité des données.

Plus largement, l'impact des nouvelles technologies sera aussi abordé, notamment par la patronne de Yahoo!, Marissa Meyer, dont la position au sein de l'entreprise est récemment apparue fragilisée par le départ de son numéro deux la semaine dernière.

Autre exemple de l'intérêt porté au sujet, des ateliers sont organisés dans le Centre des congrès de Davos pour expliquer aux participants le fonctionnement des imprimantes 3D, destinées selon certains à révolutionner les modes de vie et de consommation.

D'ici samedi, d'autres sujets économiques seront abordés, alors que le Fonds monétaire international a relevé mardi ses prévisions de croissance pour le PIB mondial en 2014, à 3,7% (+0,1 point par rapport à la précédente prévision), tout en soulignant toutefois la "fragilité de la reprise".

Autres thèmes du Forum, la situation des pays émergents risquant d'être déstabilisés par la fin attendue de la politique ultra-généreuse de la Réserve fédérale américaine, ou les risques réels ou supposés de déflation en Europe.

Agenda diplomatique

L'agenda diplomatique du Forum s'étoffera jeudi et vendredi avec des acteurs de premier plan des crises actuelles. Le président iranien Hassan Rohani s'exprimera jeudi matin sur la place de "l'Iran dans le monde", quelques heures avant le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Selon ce dernier, l'accord international de Genève sur le nucléaire iranien, signé le 24 novembre et entré en vigueur lundi, n'empêchera pas Téhéran de se doter de l'arme nucléaire. Il a averti mardi que le programme nucléaire iranien "sera stoppé".

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry viendra à Davos vendredi, après avoir participé à la conférence de paix sur la Syrie qui s'ouvre mercredi à Montreux, à quelques centaines de kilomètres de Davos.

Mardi soir, lors de la session inaugurale lancée par l'organisateur Klaus Schwab, le pape François a appelé les participants à lutter contre "l'exclusion sociale".

"Les succès qui ont été atteints, même s'ils ont réduit la pauvreté pour un grand nombre de gens, ont souvent conduit à une exclusion sociale largement répandue", a déclaré le pape dans son message lu par le cardinal Peter Turkson.

Les inégalités économiques se sont amplifiées rapidement dans la plupart des pays depuis le début de la crise, a dénoncé lundi l'ONG Oxfam dans un rapport.

Selon le WEF, l'aggravation du fossé entre les plus riches et les plus pauvres est le principal risque qu'encourt le monde au cours des années à venir.

Côté paillettes, l'acteur américain Matt Damon a été distingué pour l'action de son ONG qui oeuvre pour l'accès à l'eau potable des démunis.

Son prix, un "Crystal Award", n'est "pas pour ce que nous avons fait, mais pour ce que nous pouvons et allons faire", a déclaré l'acteur à la tribune avant de retourner dans l'assistance s'assoir à côté de l'ancien vice-président américain Al Gore, co-lauréat du prix Nobel de la Paix en 2007 avec les experts du climat du Giec.

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