NOUVELLES

Miser sur les textos pour réduire l'achalandage dans les cliniques de Gatineau

21/01/2014 06:07 EST | Actualisé 23/03/2014 05:12 EDT

À Gatineau, la clinique de Touraine s'est tournée vers la messagerie texte pour réduire l'achalandage dans sa salle d'attente. Depuis trois mois, elle offre aux patients, durant les heures de clinique sans rendez-vous, de s'enregistrer et de recevoir un texto les avisant à quelle heure ils doivent revenir pour leur consultation médicale.

Le coût de ce service est de trois dollars.

Après s'être enregistré, le patient inscrit le numéro qui indique son rang et ajoute son numéro de téléphone portable ou encore celui à la maison ou au bureau. Il peut ensuite quitter la clinique et attendre qu'un message texte ou vocal l'avise de revenir.

« Avec notre système, ça permet une liberté de mouvement aux gens. Ils peuvent profiter de leur temps comme ils veulent et revenir juste au bon moment quand c'est le temps de la consultation médicale », explique Louis Parent, cofondateur de ChronoMétriq.

Ce nouveau système de gestion de l'attente a permis de réduire l'achalandage.

Les patients qui optent plutôt de demeurer à la clinique peuvent continuer à le faire sans perdre leur priorité d'attente.

Un système qui fonctionne ailleurs

Le système, mis au point par la compagnie ChronoMétriq, est implanté dans une vingtaine de cliniques montréalaises. La clinique de Touraine est cependant la première à l'adopter en Outaouais.

Si le nouveau système semble être bien accueilli par les patients, le groupe Action Santé Outouais y voit une nouvelle façon d'introduire un système de santé à deux vitesses.

« Le principe est bon. C'est excellent si on peut libérer les gens. Là où le bât blesse, c'est qu'il faut payer la facture et la redonner aux patients », note le coordonnateur Jean-Charles Pichereau.

Une autre clinique de Gatineau pourrait à son tour faire appel au même système de gestion de l'attente.

Ce dernier pourrait également faire son entrée dans les salles d'urgence. Chronométriq développe un appareil adapté aux besoins et aux contraintes du réseau public.

La compagnie montréalaise négocie par ailleurs avec des cliniques à Ottawa et à Toronto pour y introduire le service dès le mois de mars.

D'après le reportage de Nathalie Tremblay.

PLUS:rc