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L'ONU réplique aux critiques du président sud-soudanais

21/01/2014 03:43 EST | Actualisé 23/03/2014 05:12 EDT

L'ONU a répondu mardi aux critiques du président sud-soudanais Salva Kiir en défendant son impartialité et en soulignant que de tels propos risquaient de mettre en danger sa mission sur place (Minuss) et les milliers de civils qu'elle protège.

Les commentaires hostiles à la Minuss, qu'ils viennent du pouvoir ou de la rébellion, "risquent de faire monter la tension et d'inciter à la violence contre les civils qui se réfugient dans les bases de l'ONU et contre le personnel de l'ONU", a déclaré le porte-parole adjoint de l'ONU Farhan Haq. "Il est essentiel que le gouvernement sud-soudanais et toutes les personnalités publiques s'efforcent dans leurs déclarations de faire baisser la tension".

Farhan Haq a affirmé que la Minuss "accomplissait son mandat avec impartialité" en accueillant dans ses huit bases au Soudan du Sud près de 70.000 civils "venus de toutes les communautés".

Il a aussi réaffirmé que "toutes les parties ont commis de graves violations des droits de l'homme".

Salva Kiir avait accusé lundi l'ONU de vouloir monter "un gouvernement parallèle". Cette attaque en règle est intervenue alors que l'ONU a dénoncé de multiples atrocités perpétrées par les deux camps depuis le début des affrontements le 15 décembre.

L'ONU s'était aussi plaint d'une tentative d'incursion "d'importants membres du gouvernement et de l'armée sud-soudanais" dans une de ses bases abritant des civils à Bor (Etat de Jonglei, est) dimanche dernier. L'armée a dit vouloir vérifier si des rebelles ne s'étaient pas fondus dans la masse des réfugiés présents.

Le conflit qui ravage le plus jeune pays de la planète a déjà fait plusieurs milliers de morts et près d'un demi-million de déplacés. Il oppose l'armée gouvernementale à des partisans de l'ancien vice-président Riek Machar.

Farhan Haq a cité des rapports de la Minuss indiquant que l'armée "semblait avoir le contrôle" de la ville pétrolière de Malakal (500 km au nord de Juba), reprise aux rebelles après plusieurs jours de combats. La Minuss signale cependant que des combats sporadiques se poursuivent dans la ville et a reçu des informations sur des exécutions sommaires à Malakal sur lesquelles elle enquête.

"La situation est calme à proximité du camp" de l'ONU à Bor, où 10.000 civils sont sous la protection d'un millier de Casques bleus, a ajouté le porte-parole.

avz/gde

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