NOUVELLES

Libye: peu de progrès sur les droits de l'homme, selon HRW

21/01/2014 06:58 EST | Actualisé 23/03/2014 05:12 EDT

La Libye n'est pas parvenue à faire des progrès sur le chapitre des droits de l'Homme, plus de deux ans après la chute du régime de Mouammar Kadhafi, a estimé Human Right Watch (HRW), dans son rapport annuel publié mardi.

"La Libye ne parvient pas à instaurer l'Etat de droit et à protéger les droits des citoyens, au moment où le pays sombre dans l'anarchie", a estimé l'organisation de défense des droits de l'Homme dans son chapitre consacré à la Libye.

HRW reconnaît que le gouvernement dispose de "capacité limitée à contenir les centaines de milices armées responsable d'abus en dehors de tout contrôle du gouvernement".

L'organisation souligne toutefois que les autorités de transition sont en mesure de faire des progrès sur "les réformes des lois répressives qui violent les droits de l'Homme et entravent la transition démocratique dans le pays".

Ainsi, HRW a exhorté le gouvernement à amender des lois qui imposent la peine de mort, restreignent notamment la liberté d'expression et consacrent la discrimination contre les femmes.

L'organisation estime que "le code pénal impose également des peines sévères pour une série de crimes vaguement définis , comme "offense" envers un fonctionnaire ou "insultes" des autorités.

Elle dénonce par ailleurs des dizaines d'assassinats à Benghazi et Derna, dans l'est du pays, ayant visé des juges, des militantsactivistes politiques et des membres des forces de sécurité.

"Les autorités n'ont pas conclu des enquêtes sur les assassinats à motivation politique, les attaques contre des manifestants à Benghazi et à Tripoli, et contre les journalistes et les missions diplomatiques étrangères, évoquant le manque de ressources et de la situation de sécurité précaire", a-t-on ajouté de même source.

Au volet de la liberté d'expression, HRW a dénoncé des menaces et agressions contre des dizaines de journalistes principalement à Tripoli et à Benghazi.

Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi, tué en octobre 2011, les autorités de transitions ont échoué à dissoudre des milices formées par les rebelles ayant combattu le régime Kadhafiste.

Ces milices aux diverses motivations font la loi dans le pays et sont accusées régulièrement de violations des droits de l'homme, torture, détentions arbitraires et exécutions extra-judiciaires.

ila-yba/hj

PLUS:hp