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JO-2014 - Ski alpin - Ils sont attendus: Shiffrin pour faire oublier Vonn

21/01/2014 08:40 EST | Actualisé 23/03/2014 05:12 EDT

Le ski alpin a perdu provisoirement sa reine soleil, Lindsey Vonn, mais s'est trouvée une nouvelle petite princesse, Mikaela Shiffrin, prête à croquer dans l'or olympique aux Jeux de Sotchi.

Vonn, l'Américaine aux 59 victoires en Coupe du monde, a bien tout tenté pour revenir en piste après sa vilaine blessure à un genou aux Mondiaux l'an dernier, mais la championne olympique de descente a dû se résoudre à l'évidence: elle risque sa vie à se lancer dans une descente sur une seule jambe, faute de pouvoir compter sur l'autre dépourvue de ligament croisé antérieur au genou.

La star est hors jeu, mais l'équipe américaine est toujours aussi conquérante, avec ses trois autres champions olympiques, Bode Miller, Ted Ligety et Julia Mancuso, et la benjamine, Mikaela Shiffrin, la nouvelle terreur du slalom.

Elle a seulement 18 ans et déjà commencé une belle collection de trophées, avec de l'or mondial et le globe de cristal de la Coupe du monde de slalom la saison passée.

Avec insolence, la demoiselle a éclipsé l'Autrichienne Marlies Schild, la détentrice du record de victoires en slalom en Coupe du monde (35) et se permet de jouer parmi les grandes aussi en géant, une discipline dans laquelle les prétendantes ne manquent pas.

Miller encore au rendez-vous

Personne ne doute non plus de voir Miller encore au sommet à Sotchi. Si dans ses jeunes années, il semblait accorder autant d'importance à ses médailles olympiques qu'à ses premières chaussettes de ski, il a bien changé sa manière de fonctionner. A 36 ans, le funambule, est revenu défier les lois de la gravité cette saison, comme il l'avait fait avant Vancouver, où il avait conquis trois médailles - une de chaque couleur.

Ted Ligety, l'autre grand talent américain, s'est imposé comme la référence du géant - deux médailles d'or mondiales et quatre petits globes de cristal. Mais comme Miller, il est un vrai polyvalent. Il en a fait la preuve en enlevant trois des cinq titres en jeu aux Mondiaux 2013, et met la barre aussi haut en Russie.

Quant à Julia Mancuso, elle a l'art de sortir le grand jeu quand il y a une médaille au bout, même si elle reste discrète le reste de la saison.

Moins dominatrice qu'il y a quelques années, l'Autriche mise surtout sur Marcel Hirscher, l'impressionnant métronome des épreuves techniques. A 24 ans, le double vainqueur du classement général de la Coupe du monde a déjà tout gagné sauf l'or olympique. Aussi fonçeur et relax qu'Hirscher, le Français Alexis Pinturault est capable de frapper fort.

Un gros coup, le Suisse Didier Défago en avait fait un à Vancouver, en raflant contre toute attente l'or de la descente. Il déjouerait à nouveau les pronostics s'il arrivait à doubler la mise en Russie. Aussi, le Norvégien Aksel Lund Svindal passe plutôt pour l'homme à battre dans les épreuves de vitesse, lui qui est champion du monde en titre de descente et champion olympique de super-G.

L'Allemande Maria Höfl-Riesch, double médaillée d'or en 2010 (super-combiné et slalom), avait apposé sa griffe sur la piste de descente à Rhosa Khutor, lors de l'épreuve test en 2012. La Bavaroise n'a plus Lindsey Vonn pour lui barrer la route en vitesse, mais la génération suivante des 22-24 ans, à laquelle appartiennent la Suissesse Lara Gut, l'Autrichienne Anna Fenninger et la Liechtensteinoise Tina Weirather, ont pris le relais.

Tina Weirather pourrait marcher ainsi dans les glorieuses traces de sa maman, Hanni Wenzel, qui compte deux titres de championne olympique de slalom et géant en 1980, plus deux autres médailles.

L'Allemand Felix Neureuther, lui aussi digne héritier de ses champions de parents, a de bonnes chances de ramener un titre de plus dans la famille, surtout en slalom. Mais il ne pourra pas égaler la performance de sa maman Rosi Mittermaier qui avait enlevé aux Jeux d'Innsbruck en 1976 l'or en descente et en slalom ainsi qu'une médaille d'argent en géant.

stp/jde/el

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