NOUVELLES

Est de la RDC: Kinshasa veut voir l'ONU combattre les rebelles à ses côtés

21/01/2014 01:32 EST | Actualisé 23/03/2014 05:12 EDT

Le gouvernement congolais a indiqué mardi qu'il souhaitait voir les Casques bleus s'engager au côté de ses troupes dans la traque contre les groupes rebelles lancée dans l'Est de la République démocratique du Congo.

La Mission de l'ONU pour la stabilisation du Congo (Monusco) fournit un appui logistique (carburant, munitions, ravitaillement alimentaire) aux Forces armées de la RDC (FARDC), mais en ce qui concerne le "déploiement sur le terrain d'unités combattantes, là les FARDC sont seules", a déclaré le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, lors d'une conférence de presse à Kinshasa.

"Nous n'avons pas désespéré jusqu'à présent de voir la force Monusco se joindre aux FARDC sur le terrain", a ajouté M. Mende,

Les troupes gouvernementales "ont le devoir primordial de sécuriser les populations", a-t-il encore dit, "nous ne pouvons pas ne pas accomplir notre devoir parce qu'un partenaire traîne à venir se joindre à nous".

M. Mende faisait là référence à la brigade d'intervention de la Monusco, forte de 3.000 hommes et dont la mission est de neutraliser tous les groupes armés étrangers ou congolais actifs dans le pays.

L'armée congolaise a lancé le 16 janvier des opérations contre les rebelles ougandais de l'Alliance des forces démocratiques - Armée nationale de libération de l'Ouganda (ADF-Nalu) dans la province du Nord-Kivu (Est de la RDC) .

M. Mende a indiqué mardi que ces opérations s'inscrivaient dans le cadre plus large d'une offensive baptisée "Sukola 1" ("Nettoyage 1" en lingala) destinée à désarmer par la force tous les groupes armés (plusieurs dizaines) encore présents au Nord et au Sud-Kivu.

Après la défaite du Mouvement du 23 Mars, rébellion essentiellement tutsi vaincue en novembre à l'issue d'une offensive des FARDC à laquelle avait également participé des Casques bleus, Kinshasa avait annoncé son intention de s'attaquer prioritairement aux rebelles hutu rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).

Désormais, a affirmé M. Mende, la traque des FDLR se poursuit, au côté d'opérations contre d'autres groupes, comme celles menées contre les ADF-Nalu, et l'armée a progressé en reprenant un certain nombre de localités ou bases importantes pour ces deux groupes.

L'Est de la RDC est déchiré par les conflits depuis vingt ans. Les milices y prospèrent d'autant plus facilement qu'elles trouvent dans le contrôle de l'exploitation de ressources minières ou forestières locales une source importante de revenus.

mj/sba

PLUS:hp