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Domestique indonésienne maltraitée à Hong Kong: le président indonésien intervient

21/01/2014 12:59 EST | Actualisé 22/03/2014 05:12 EDT

La police de Hong Kong a interviewé mardi une employée de maison indonésienne, hospitalisée après avoir apparemment été maltraitée et torturée par son employeur, qui a été arrêté, tandis que le président indonésien a apporté son soutien à la jeune femme.

La veille, la police avait arrêté à l'aéroport de Hong Kong une femme de 44 ans, qui employait la domestique indonésienne, Erwiana Sulistyaningsih, 23 ans. Elle est aussi soupçonnée d'avoir maltraité une deuxième employée de maison.

La femme s'apprêtait à embarquer dans un avion pour la Thaïlande.

La police du territoire semi-autonome du sud de la Chine s'est rendue lundi soir à Sragen, sur l'île de Java, où Erwiana Sulistyaningsih est hospitalisée après avoir fui son employeur.

Le père de la jeune femme, Rohmat Saputro, 50 ans, a déclaré mardi à la presse: "je suis certain que justice sera rendue à ma fille".

"Elle a raconté comment elle était venue à Hong Kong pour travailler, comment son employeur l'a torturée et ce qu'elle devait faire chaque jour", a déclaré à la presse l'officier de police de Hong Kong, Li Ka-yan.

"Elle s'est montrée coopérative et a répété qu'elle était prête à revenir à Hong Kong si la police le juge nécessaire. Mais cela dépend de sa convalescence", a ajouté l'officier.

Des responsables du ministère du Travail du Hong Kong sont également sur place pour s'entretenir avec la jeune femme, plus tard dans la journée.

Le président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono s'est entretenu au téléphone avec la victime présumée et son père. "Croyez-moi, la loi sera appliquée, la justice sera rendue et nous vous aiderons pour vos soins", a déclaré le chef de l'Etat.

Il a indiqué au père qu'il avait évoqué cette affaire avec les dirigeants de Hong Kong.

"Il est important que vous sachiez que nous ne sommes pas contents, que le gouvernement n'est pas content, et que je suis en colère", a-t-il dit au père.

Erwiana Sulistyaningsih, arrivée en mai dernier dans l'ancienne colonie britannique, est retournée en Indonésie le 10 janvier, après avoir été apparemment maltraitée et torturée par ses employeurs pendant près de huit mois. Selon les médias de Hong Kong, elle était incapable de marcher, à cause de graves blessures aux jambes.

Des milliers d'employées de maison avaient manifesté dimanche dans les rues de Hong Kong pour remettre une pétition au chef de la police du territoire en réclamant des avancées dans l'enquête.

Hong Kong, territoire semi-autonome du sud de la Chine, compte quelque 300.000 employées de maison, venues pour la plupart des Philippines ou d'Indonésie.

Elles sont mieux protégées que dans d'autres pays d'Asie du Sud, mais les critiques se multiplient sur le traitement que certaines subissent aux mains de leurs employeurs et sur la passivité des autorités en cas d'abus.

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