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Accidents cardiaques: plus de risque la nuit et le week-end (étude)

21/01/2014 06:30 EST | Actualisé 23/03/2014 05:12 EDT

Avoir un infarctus la nuit ou le week-end est nettement plus risqué que de jour et en semaine, en raison d'une prise en charge moins efficace à l'hôpital, indique une étude américaine publiée mercredi par la revue britannique BMJ.

Une équipe de la Mayo Clinic aux Etats-Unis a tenté de quantifier ce que d'autres études ont suggéré par le passé, à savoir qu'un patient dans un état critique admis la nuit ou durant le week-end a moins de chance de sortir vivant de l'hôpital, que de jour et hors fin de semaine.

Ces chercheurs ont passé en revue les résultats de 48 études réalisées aussi bien en Amérique du Nord qu'en Europe et portant sur un total de près de deux millions de patients.

Le but a été "d'évaluer les effets d'admissions en dehors des heures normales pour les patients souffrant de crise cardiaque", explique le BMJ dans un communiqué.

Résultats: les patients admis la nuit ou le week-end ont 5% de risque de décès en plus par rapport à ceux qui sont admis durant des horaires "normaux" de la semaine.

Rapporté à la population américaine où chaque année, un million de personnes souffrent d'une crise cardiaque, ce risque accru représente 6.000 morts en plus par an aux Etats-Unis, selon le BMJ.

Pour un type particulier d'infarctus du myocarde (dits avec élévation du segment ST ou STEMI), l'analyse a montré que les patients admis la nuit ou le week-end devaient patienter un quart d'heure de plus en moyenne pour être traité par angioplastie d'urgence, traitement efficace mais qui doit être appliqué rapidement.

Pour les auteurs de l'analyse, la mortalité accrue chez ceux admis la nuit ou le week-end s'explique manifestement par ce qui se passe "après l'admission" et non pas par un profil de risque différent entre les usagers du jour et ceux de la nuit.

Les patients admis aux heures creuses "subissent des retards pour les soins d'urgence et ont de moins bonnes évolutions de leur état" expliquent dans un commentaire publié dans le BMJ, des médecins de l'Université de Toronto. Ceux-ci appellent les hôpitaux à maintenir la qualité et rapidité des soins pour les patients cardiaques "24 heures sur 24 et sept jour sur sept".

ot/pjl/jmg

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