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Syrie: Ryad rejette une participation de l'Iran à Genève II

20/01/2014 07:56 EST | Actualisé 22/03/2014 05:12 EDT

L'Arabie saoudite a rejeté lundi la participation de l'Iran à la conférence de Genève II sur la Syrie qui doit s'ouvrir mercredi, du moment qu'il n'a pas accepté l'instauration d'un gouvernement de transition à Damas.

"Toute invitation à la conférence de Genève doit être liée à l'acceptation (...) d'un gouvernement de transition" en Syrie, a déclaré un porte-parole officiel à Ryad. "N'ayant pas adopté publiquement une telle position, l'Iran se trouve disqualifié pour participer à la conférence", a-t-il ajouté.

Le porte-parole a souligné que l'Iran était d'autant plus "disqualifié" pour participer à cette conférence qu'"il a des forces militaires combattant aux côtés de celles du régime" syrien.

L'Iran, principal allié du régime de Damas, a annoncé lundi sa participation à la conférence dite de Genève II, destinée à trouver une solution politique au conflit syrien. Il a refusé en même temps la condition préalable d'accepter la création d'un gouvernement de transition.

"Sur la base de l'invitation officielle (du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon), l'Iran participera à cette conférence sans condition préalable", a déclaré la porte-parole de la diplomatie iranienne Marzieh Afkham citée par l'agence officielle Irna.

Téhéran s'est engagé à jouer "un rôle positif et constructif" pour mettre fin au conflit syrien, a affirmé dimanche M. Ban en annonçant son invitation à Téhéran.

Mais Washington, Paris et Londres ont martelé lundi que, pour pouvoir participer à Genève II, Téhéran devait accepter le communiqué adopté à Genève le 30 juin 2012 appelant à un gouvernement de transition en Syrie. Pour la Russie, autre allié de Damas, l'absence de l'Iran à la conférence serait une "erreur impardonnable".

Et l'opposition syrienne a menacé de se retirer de la conférence si l'invitation à l'Iran était maintenue.

"Les accords précédents qui étaient en ligne avec les intérêts des pouvoirs étrangers et des (groupes) réactionnaires dans la région ne peuvent pas être la base des prochaines négociations, et la décision du peuple syrien sera déterminante", a pour sa part affirmé lundi le général Massoud Jazayeri, l'adjoint du chef d'état-major des forces armées iraniennes.

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