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Syrie: l'Iran ira à Genève II, refuse les conditions préalables (officiel)

20/01/2014 06:16 EST | Actualisé 22/03/2014 05:12 EDT

L'Iran, principal allié régional du régime syrien, a annoncé lundi sa participation à la conférence de paix sur la Syrie dite Genève II, tout en refusant la condition préalable d'accepter la création d'un gouvernement de transition.

"Sur la base de l'invitation officielle (du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon), l'Iran participera à cette conférence sans condition préalable", a déclaré la porte-parole de la diplomatie Marzieh Afkham citée par l'agence officielle Irna.

"Des consultations intenses et urgentes" étaient en cours à propos de la participation de l'Iran à la conférence, a indiqué lundi M. Ban, qui avait annoncé son invitation dimanche expliquant que Téhéran s'était engagé à jouer "un rôle positif et constructif" pour mettre fin au conflit syrien.

Mais Washington, Paris, Londres et Ryad ont affirmé lundi que, pour pouvoir participer à Genève II qui s'ouvre mercredi, Téhéran devait accepter le communiqué adopté à Genève le 30 juin 2012 appelant à un gouvernement de transition en Syrie. Pour la Russie, autre allié de Damas, l'absence de l'Iran à la conférence serait une "erreur impardonnable".

Et l'opposition syrienne a menacé de se retirer de la conférence, affirmant qu'elle n'ira à Genève II que si l'Iran respecte une série de conditions préalables, ou si l'ONU retire son invitation à Téhéran.

Le président du Parlement iranien, Ali Larijani, a assuré que l'Iran ne pouvait endosser le texte de Genève I. "Nous n'étions pas présents à Genève I, nous ne pouvons donc en aucun cas accepter le communiqué (de 2012) et personne ne devrait émettre de condition" à la présence iranienne, a-t-il dit, cité par l'agence Isna.

Il a souligné "deux problèmes" soulevés par un éventuel gouvernement de transition en Syrie. "D'abord, il prive le peuple syrien du droit de choisir (son destin), ensuite il signifie laisser la Syrie tomber aux mains des terroristes", qualificatif donné par le régime à l'opposition armée syrienne, a-t-il expliqué.

"Les accords précédents qui étaient en ligne avec les intérêts des pouvoirs étrangers et des (groupes) réactionnaires dans la région ne peuvent pas être la base des prochaines négociations, et la décision du peuple syrien sera déterminante", a pour sa part affirmé le général Massoud Jazayeri, l'adjoint du chef d'état-major des forces armées iraniennes.

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