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Quatorze sociétés, dont des françaises, proposent de détruire des armes chimiques syriennes

20/01/2014 10:17 EST | Actualisé 22/03/2014 05:12 EDT

Quatorze sociétés privées, dont des françaises, ont répondu à un appel d'offres de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques pour la destruction d'une partie de l'arsenal chimique syrien, a annoncé lundi l'OIAC.

"Un total de quatorze sociétés privées ont soumis des offres pour détruire 500 tonnes métriques de fournitures chimiques de la Syrie, tout comme des effluents issus de la neutralisation des produits chimiques prioritaires", a indiqué l'OIAC dans un communiqué, précisant que la destruction aura lieu en dehors de la Syrie.

Sur une liste des sociétés fournie par l'OIAC figurent notamment le spécialiste français du traitement des déchets dangereux Séché Environnement et le géant de l'aéronautique Airbus, basé à Toulouse. Une filiale espagnole du géant français Suez a également soumis une offre.

Quatre sociétés américaines, une suisse, une chinoise et une saoudienne, entre autres, se sont également manifestées, selon l'OIAC.

L'OIAC, qui avait dit en novembre que la destruction de l'arsenal chimique coûterait entre 35 et 45 millions d'euros, annoncera son choix "début février".

Les produits et armes chimiques les plus dangereux doivent être détruits à bord d'un navire de la marine américaine. Leur transfert depuis la Syrie via d'autres bateaux a déjà commencé mais a pris du retard en raison des combats qui font rage en Syrie depuis mars 2011.

Le Royaume-Uni a de son côté accepté de détruire sur son territoire, par incinération, 150 tonnes de produits chimiques et l'Allemagne s'est engagée à détruire sur son territoire des déchets résultants de la destruction.

La Syrie a déclaré posséder 1.290 tonnes d'armes chimiques, précurseurs ou ingrédients. La destruction des armes doit être achevée pour la mi-2014.

Le plan de destruction de l'arsenal chimique syrien, entériné par une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies, résulte d'un accord russo-américain ayant permis d'éviter des frappes militaires américaines en Syrie, après des attaques chimiques mortelles en août 2013 que Washington attribue au régime du président Bachar al-Assad.

ndy/via

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