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Les médias palestiniens choqués de l'inaccessibilité de Harper

20/01/2014 08:25 EST | Actualisé 22/03/2014 05:12 EDT

BETHLÉEM, Territoire palestinien - Bien qu'il se soit déroulé à la basilique de la Nativité, que plusieurs croient érigée sur le lieu de naissance de Jésus, cet épisode du voyage de Stephen Harper au Proche-Orient n'a rien de sacré.

M. Harper se rendait à la visite de la basilique de Bethléem lorsque des équipes de nouvelles palestiniennes sont arrivées sur les lieux. Le vidéaste qui suit M. Harper à la trace durant sa mission au Proche-Orient l'a suivi à l'intérieur de l'église.

L'équipe du premier ministre a toutefois demandé aux médias de rester à l'extérieur, le temps qu'il s'installe.

Les médias canadiens ont obtempéré.

La demande a toutefois rendu furieux les Palestiniens, qui croyaient que le vidéaste était un reporter canadien qui avait droit à un traitement de faveur.

Aucune explication n'est parvenue à calmer un caméraman en particulier, jusqu'à ce que la garde de M. Harper cède et laisse les médias pénétrer dans l'église.

«Vous ne feriez jamais cela en Israël!», a accusé le caméraman avant de pouvoir entrer.

Mais il ne connaissait pas les façons de faire conservatrices.

Une fois la visite terminée, un caméraman canadien a dit à son collègue palestinien de ne pas s'en faire: les journalistes canadiens aussi sont régulièrement tenus à l'écart du premier ministre.

Néanmoins, l'incident a fait parler et dans l'heure qui a suivi, le centre palestinien pour le développement et la liberté de presse a publié une déclaration condamnant «l'attaque» sur le caméraman Amer Hijazi.

Le groupe a également cité un autre journaliste, Mousa Al Shaer, qui a prétendu que l'incident s'était déroulé une fois qu'ils avaient été admis dans la basilique. Un garde du corps aurait frappé M. Hijazi à la poitrine, «avec une pièce de métal sur son poing».

Le journaliste de La Presse Canadienne n'a remarqué aucune agression au milieu de la cohue.

Le bureau du premier ministre n'a pas voulu commenter l'épisode, référant les journalistes à la GRC, l'employeur des gardes du corps.

La GRC a dit avoir été mise au courant d'un incident, mais a confirmé que la GRC n'avait pas été impliquée.

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