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L'armée sud-soudanaise dit contrôler la ville pétrolière de Malakal

20/01/2014 07:47 EST | Actualisé 22/03/2014 05:12 EDT

L'armée régulière sud-soudanaise a annoncé lundi contrôler totalement la ville pétrolière de Malakal, capitale de l'Etat du Haut-Nil et foyer des combats parmi les plus intenses depuis le début du conflit au Soudan du Sud mi-décembre.

Les forces loyales au président sud-soudanais Salva Kiir et les soldats rebelles fidèles à l'ancien vice-président Riek Machar s'affrontaient à nouveau depuis mi-janvier pour le contrôle de la ville, qui a changé plusieurs fois de mains depuis mi-décembre et dont les deux camps occupaient respectivement jusqu'ici les parties nord et sud.

"Malakal est enfin dans les mains de la SPLA", l'armée régulière sud-soudanaise, a déclaré à l'AFP son porte-parole Philip Aguer.

"A 13H00 (10H00 GMT), ils (les rebelles) ont été chassés de la localité", située à environ 550 km au nord de Juba, a-t-il affirmé.

L'armée sud-soudanaise avait indiqué vendredi avoir perdu le contact avec ses forces à Malakal, sur laquelle elle avait lancé mi-janvier une offensive pour en reprendre le contrôle. Les combats qui se succèdent depuis le début du conflit ont entraîné un exode massif des habitants.

Samedi, les forces gouvernementales avaient repris un autre foyer important de combats, la localité de Bor, capitale de l'Etat du Jonglei, d'où les rebelles menaçaient de marcher sur Juba, environ 200 km plus au sud. Les forces fidèles à M. Machar ont minimisé la perte de Bor, évoquant un simple "repli tactique".

Les forces rebelles semblaient néanmoins toujours contrôler de larges zones rurales du Haut-Nil et du Jonglei, ainsi que du reste du pays.

Lundi ne restait de Bor, qui comptait plus d'un million d'habitants avant le conflit, que des bâtiments incendiés jonchés de cadavres.

L'armée sud-soudanaise et les forces fidèles à M. Machar s'affrontent depuis le 15 décembre au Soudan du Sud, où M. Kiir accuse M. Machar d'avoir fomenté un coup d'Etat.

Ce dernier qualifie ces accusations de prétexte utilisé par le chef de l'Etat pour se débarrasser de ses rivaux au sein du régime, issu des longues années de lutte sudiste contre le régime de Khartoum, ayant abouti à l'indépendance du Soudan du Sud en 2011.

A la vieille rivalité politique entre MM. Kiir et Machar, se greffent de profondes rancoeurs entre les nombreuses ethnies du pays, également issues des décennies de guerre civile soudanaise (1983-2005) entre la rébellion sudiste et Khartoum. De nombreuses tueries ethniques ont été constatées depuis le début de conflit actuel.

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