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Irak: un journaliste tué, un autre blessé dans une attaque dans la province d'Anbar

20/01/2014 05:32 EST | Actualisé 22/03/2014 05:12 EDT

Un journaliste a été tué et un autre blessé lundi dans une attaque perpétrée contre une patrouille de police près de Ramadi, chef-lieu de la province d'Anbar (ouest) partiellement tenu par des insurgés, selon des sources médicale et de la sécurité.

L'attentat à la bombe a eu lieu dans la localité de Khaldiyah, située à l'est de Ramadi, au moment où les policiers se rendaient avec des journalistes à un commissariat où devait se tenir une cérémonie symbolique pour marquer sa réouverture.

Firas Mohammed Attiyah, reporter pigiste de 28 ans travaillant pour la chaîne Falloujah TV, a été tué et Mouayad Ibrahim, journaliste pigiste d'Al-Anbar TV, a été blessé dans l'explosion, selon le capitaine de police Sinane Moussaab et Dr Ahmed al-Ani.

Deux policiers sont également morts dans l'attaque et deux autres ont été blessés.

L'Irak reste un des pays les plus dangereux pour les journalistes et est régulièrement critiqué pour la dégradation de la situation de la liberté de l'information. Il figure en première place sur la liste de l'indice de l'impunité du Comité de protection des journalistes (CPJ), une ONG basée à New York, qui comptabilise les meurtres impunis de journalistes.

Cette dernière attaque survient alors que des combats opposent l'armée et les tribus qui lui sont loyales à des combattants anti-gouvernementaux et d'autres tribus. Ils se sont propagés à deux anciens bastions de l'insurrection sunnite, la ville de Ramadi, dont une large partie échappe au contrôle du gouvernement depuis fin décembre, et celle de Fallouja, dont l'intégralité est aux mains des insurgés.

L'armée irakienne a lancé dimanche un assaut sur Ramadi où des affrontements avaient éclaté le 30 décembre lors du démantèlement dans les environs de la ville, d'un camp de protestataires sunnites anti-gouvernementaux installé là depuis un an.

Les insurgés notamment les jihadistes de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL, lié à Al-Qaïda) ont tiré profit du conflit en Syrie voisine et du mécontentement croissant de la minorité sunnite, qui s'estime discriminée par le gouvernement dominé par la majorité chiite, pour étendre leur influence en Irak.

C'est la première fois depuis l'insurrection ayant suivi l'invasion américaine de 2003, dont Ramadi et Fallouja ont été des bastions, que des insurgés liés à Al-Qaïda prennent aussi ouvertement le contrôle de zones urbaines en Irak.

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