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Chine: la croissance s'est stabilisée en 2013

20/01/2014 01:34 EST | Actualisé 21/03/2014 05:12 EDT

La croissance économique chinoise s'est établie à 7,7% en 2013, stable par rapport à 2012, année où elle avait enregistré sa plus faible performance depuis treize ans, a annoncé le gouvernement, tout en mettant en garde contre des déséquilibres persistants et l'endettement public.

Au quatrième trimestre, le produit intérieur brut (PIB) de la deuxième économie mondiale a progressé de 7,7% sur un an, marquant un ralentissement après le regain de vigueur du trimestre précédent (+7,8%), a précisé lundi le Bureau national des Statistiques (BNS).

La croissance pour 2013 est supérieure à l'objectif de 7,5% adopté par les autorités, et ressort parfaitement conforme à la prévision médiane d'un panel de quatorze économistes interrogés précédemment par l'AFP.

Ces derniers tablaient en revanche sur un ralentissement plus marqué du PIB sur les trois derniers mois de 2013, à +7,6% seulement.

"L'économie chinoise a fait preuve d'une dynamique encourageante en 2013, avec une croissance stable et modérée obtenue au prix de durs efforts", s'est félicité Ma Jiantang, directeur du BNS, tout en admettant que "des problèmes profondément enracinés (...) restaient à résoudre".

Après un net ralentissement de l'économie au premier semestre de l'année, Pékin avait adopté en juillet des mesures de relance, notamment fiscales: celles-ci avaient permis un sursaut de l'activité, mais qui s'est avéré très momentané.

En poste depuis mars, le président Xi Jinping et le Premier ministre Li Keqiang affichent par ailleurs leur intention de rendre l'économie moins dépendante des exportations et des investissements dans des industries lourdes --secteur en sévère surcapacité--, tout en mettant l'accent sur la consommation intérieure.

Un rééquilibrage visant des effets bénéfiques à long terme, mais propre à rogner la croissance économique dans l'immédiat.

Un rééquilibrage délicat

Une série de statistiques pour décembre ont été dévoilées lundi, offrant un tableau mitigé.

"Ce qui a principalement pesé, c'est une baisse des investissements dans les infrastructures ces derniers mois, alors que les autorités centrales réaffirment avec fermeté leur volonté de contrôler à la fois le crédit et l'endettement des collectivités locales", a expliqué Wang Tao, économiste d'UBS Securities.

Pékin s'inquiète du gonflement des dettes des institutions locales (+67% en deux ans selon un audit national publié fin décembre), ceux-ci ayant multiplié les investissements à crédit et peu rentables.

Les autorités centrales ont déjà entrepris de limiter ces dettes, tout comme d'endiguer la spéculation et la folle envolée des crédits, et entendent restreindre la "finance de l'ombre" en plein essor (établissements non conventionnels et peu régulés).

Selon la prévision médiane des économistes interrogé par l'AFP, la croissance devrait ralentir en 2014 à 7,5%.

Pour eux, le plus délicat pour les autorités sera de maintenir une croissance suffisante tout en défendant le cap des réformes structurelles, gage de leur crédibilité --et dont l'ambitieux programme avait été dévoilé en novembre par le Parti communiste.

"La Chine devrait se concentrer prioritairement sur la mise en oeuvre de ces réformes, dont celles visant à ouvrir les groupes publics et à améliorer l'urbanisation", a indiqué à l'AFP Ma Xiaoping, analyste de HSBC.

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