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Centrafrique: le parlement ouvre la séance d'élection du nouveau président

20/01/2014 04:37 EST | Actualisé 21/03/2014 05:12 EDT

Le parlement provisoire centrafricain a ouvert lundi la séance d'élection du nouveau président de transition, qui aura la lourde tâche de pacifier dans l'urgence un pays à la dérive, ont constaté des journalistes de l'AFP.

En présence des huit candidats, la présidente en exercice du Conseil national de transition (CNT), Léa Kouyassoum Doumta, a ouvert les travaux par un rappel des circonstances ayant amené à la démission de l'ex-président et ancien chef rebelle Michel Djotodia, le 10 janvier. Les candidats devaient ensuite s'exprimer, chacun à leur tour, devant les 135 parlementaires.

Pour le nouveau président, "ce ne sera pas une partie de plaisir", a constaté Mme Kouyassoum Doumta, en invitant les parlementaires à "avoir une pensée" pour les populations de province "abandonnées à elles-mêmes" et pour les centaines de milliers de déplacés des violences.

Les huit candidats, dont deux femmes, disposent de 10 minutes chacun pour présenter leur "profession de foi" aux membres du CNT, qui choisiront à bulletin secret le nouveau chef de l'Etat de transition.

Le scrutin devait initialement se dérouler en un seul tour. Finalement, le CNT a décidé que pour être élu, un candidat devait obtenir la majorité absolue au premier tour, faute de quoi un second tour sera organisé entre les deux candidats arrivés en tête.

Le nouveau président aura la lourde tâche de pacifier le pays, de remettre une administration totalement paralysée en état de marche et de permettre aux centaines de milliers de déplacés de rentrer chez eux.

Il aura peu de temps: selon le calendrier de la transition, des élections générales doivent être organisées au plus tard au premier semestre 2015, la France souhaitant pour sa part qu'elles se tiennent en 2014.

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