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Brandon Prust ne craint personne dans la LNH... sauf John Tortorella

20/01/2014 04:13 EST | Actualisé 22/03/2014 05:12 EDT

BROSSARD, Qc - Brandon Prust n'est pas du genre à reculer devant qui que ce soit lorsque vient le moment de se battre. Mais il dirait «non merci» s'il devait affronter John Tortorella.

Prust blaguait évidement lorsqu'il a dit ça, lundi, après l'entraînement du Canadien. Il l'a toutefois fait en commentant des incidents fort sérieux, ceux du match de samedi entre les Canucks de Vancouver et les Flames de Calgary.

La rencontre a commencé avec une bagarre impliquant tous les patineurs sur la glace, comme on en voyait à la «belle» époque de la Ligue nord-américaine de hockey, un peu partout au Québec. Bob Hartley, le pilote des Flames, avait décidé d'aligner plusieurs durs dès la mise au jeu initiale et Tortorella s'est senti obligé de l'imiter. L'arbitre a laissé tomber la rondelle au cercle de mise en jeu, mais l'attention des joueurs était déjà dirigée ailleurs.

Dès que la mêlée a éclaté, Tortorella a commencé à enguirlander Hartley sans relâche du banc des siens. Puis, l'entraîneur des Canucks a récidivé pendant le premier entracte, en se rendant jusqu'à la porte du vestiaire des Flames pour lancer d'autres reproches à ses adversaires. Les images ont vite circulé à la télé et sur les réseaux sociaux.

«C'est du 'Torts' tout craché, a lancé Prust. Il est passionné. Il donne d'ailleurs l'impression d'un gars qui, parfois, aimerait bien enfiler les patins lui aussi.

«Mais s'il y a un gars contre qui je ne jetterais pas les gants, c'est Torts!», a ajouté le vétéran de huit saisons dans la LNH, dont trois sous les ordres de Tortorella avec les Rangers de New York.

«Je n'ai pas été surpris par sa réaction sur le banc, mais un peu, oui, par ce qu'il a fait après», a par ailleurs dit Prust en faisant allusion à l'incursion de l'entraîneur des Canucks dans l'antre des Flames.

Prust n'a toutefois pas condamné la décision de Tortorella de répondre à Hartley en alignant lui aussi des joueurs robustes en début de match, ni des joueurs des Canucks de se battre.

«C'est la mentalité sur la glace. Personne ne veut reculer et tu sais que tu dois te tenir debout pour ton équipe», a souligné le justicier du Canadien.

De son côté, George Parros ne voulait pas trop s'avancer sur le sujet, même s'il trouve que c'est allé trop loin.

«Je ne sais pas s'il y avait de vieilles rancunes entre les deux équipes, mais ça ne donne pas une bonne image du hockey», a-t-il reconnu.

«'Torts' était vraiment en furie et on peut comprendre pourquoi. Mais se rendre jusqu'au vestiaire adverse, c'est aller trop loin, je crois. Ça fait de la bonne télé, mais on n'aime pas ça voir ce genre de chose, a déclaré Parros. J'imagine que Hartley voulait dicter le ton du match, mais parfois les choses dérapent.»

Parros est d'avis que ce n'est pas parce qu'on tolère les bagarres qu'il faut accepter les dérapages de ce genre. Selon lui, il revient aux joueurs de dicter eux-mêmes où se trouve la frontière entre ce qui est acceptable ou non.

«Vous avez peut-être remarqué que certains joueurs (des Flames et des Canucks) ont arrêté de se battre même s'il n'y avait pas de juges de lignes pour intervenir. Ils ont réalisé qu'assez, c'est assez, a noté Parros. Ça montre que même s'il y a parfois le chaos, il est possible de se contrôler.»

D'ailleurs, c'est ainsi que Parros voit son rôle de spécialiste: celui d'un hockeyeur qui doit préparer la guerre pour assurer la paix.

«(Insérer des durs à cuire) dans les formations partantes est une autre paire de manches, a-t-il souligné. Mais puisque ça peut devenir très mouvementé sur la glace, nous sommes là pour une raison.»

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