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Autre suicide présumé dans l'armée canadienne

20/01/2014 07:18 EST | Actualisé 22/03/2014 05:12 EDT

Un autre membre des Forces armées canadiennes aurait mis fin à sa vie. Le lieutenant-colonel Stéphane Beauchemin est mort jeudi dernier dans la petite localité de Limoges, près d'Ottawa.

Les autorités militaires ont confirmé la mort du pilote d'hélicoptère, mais pas la cause de son décès. En revanche, le groupe de défense des droits des anciens combattants, la Canadian Veterans Advocacy, a affirmé à Radio-Canada qu'il s'agissait d'un suicide.

Le porte-parole de la famille de la victime, Yannick Beauchemin, affirme également que son cousin de Stéphane Beauchemin se serait enlevé la vie dans sa résidence de Limoges.

Le lieutenant-colonel avait participé aux missions des Forces armées canadiennes en Haïti, en 1997, et en Bosnie-Herzégovine, en 1999.


De l'aide pour traiter le choc post-traumatique

De son côté, selon le directeur de la Canadian Veteran Advocacy, le caporal Sylvain Chartrand, le gouvernement fédéral doit faire cesser la stigmatisation des militaires souffrant de choc post-traumatique.

« On ne traite pas quelqu'un qui a une blessure physique de la même manière que quelqu'un qui est en santé mentale. [...] C'est encore plus vrai dans les Forces canadiennes, parce que c'est un club exclusif. On est tous, plus ou moins, des mâles alpha. On est fiers. D'admettre qu'on a une blessure en santé mentale, il y a toujours cette perception d'être faible, rejeté de ses pairs », soutient-il.

En un peu plus de deux mois, huit militaires se sont enlevé la vie au Canada. En réponse à cette vague de suicides, l'armée canadienne a rappelé que des programmes d'aide existaient et qu'il était de la responsabilité des soldats d'y recourir.

La semaine dernière, Sheila Fynes, mère du soldat canadien Stuart Langridge qui s'est enlevé la vie il y a six ans, a reproché aux autorités militaires de réagir à la récente vague de suicides en blâmant les soldats.

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