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Violences en Irak: le Premier ministre accuse des pays "diaboliques"

19/01/2014 08:08 EST | Actualisé 21/03/2014 05:12 EDT

Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a accusé dimanche des pays arabes "diaboliques et traîtres" de jouer un rôle dans les violences qui endeuillent quotidiennement son pays, sans toutefois les citer nommément.

M. Maliki a affirmé que des kamikazes venaient en Irak depuis le Maroc, la Libye, et le Yémen, mais sans préciser quels étaient les pays qui soutiennent, selon lui, les extrémistes.

"L'Irak est une cible pour certains pays qui soutiennent le terrorisme, et soutiennent la malfaisance", a déclaré M. Maliki dans un discours à Nassiriya, une ville du sud du pays.

"Le monde s'est rangé de notre côté," a-t-il continué. "Le Conseil de sécurité, l'Union européennne, et la plupart des pays arabes, à l'exception de quelques pays diaboliques et traîtres".

Le dirigeant irakien a averti que les pays soutenant la violence en Irak souffriraient à leur tour, estimant que "ce mal a commencé à s'étendre, et atteindra ces mêmes pays comme il en a atteint d'autres auparavant".

Des responsables irakiens ont par le passé accusé l'Arabie saoudite et le Qatar notamment de soutenir des protestataires irakiens sunnites dans l'ouest du pays, où une mobilisation contre le gouvernement dominé par les chiites a été lancée l'année dernière.

Récemment, des heurts ont éclaté dans cette région lorsque les forces de sécurité ont lancé l'assaut sur un campement de protestataires sunnites anti-gouvernementaux installé depuis un an.

Depuis, des combats opposent l'armée et les tribus qui lui sont loyales à des combattants anti-gouvernemenataux et d'autres tribus. Ils se sont propagés à deux anciens bastions de l'insurrection sunnite, la ville de Ramadi, dont une large partie échappe au contrôle du gouvernement depuis fin décembre, et celle de Fallouja, dont l'intégrité est aux mains des insurgés.

Des diplomates, dont le chef de l'ONU Ban Ki-moon, ont appelé les autorités irakiennes à mener une politique de réconciliation nationale pour mettre fin aux heurts, mais le Premier ministre Maliki a affirmé que ceux-ci n'étaient pas la conséquences de problèmes internes mais de forces étrangères au pays.

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