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Le président colombien imagine un avenir politique pour les Farc (presse)

19/01/2014 05:50 EST | Actualisé 21/03/2014 05:12 EDT

Le président de la Colombie, Juan Manuel Santos, affirmait dimanche au journal El Pais pouvoir "imaginer des représentants (de la guérilla) des Farc siégeant au Congrès", les pourparlers de paix visant à leur faire "abandonner les armes et qu'ils gardent leurs idéaux".

"Je m'imagine des représentants des Farc siégeant au Congrès. C'est cela que vise le processus: qu'ils abandonnent les armes et qu'ils gardent leurs idéaux", explique-t-il dans un entretien publié par le quotidien espagnol avant une visite prévue à Madrid en début de semaine.

"Personne ne les oblige à changer leur façon de penser, mais qu'ils luttent pour leurs idéaux sans armes, sans violence, en utilisant au contraire les voix démocratiques", ajoute-t-il.

Candidat à sa réélection lors des élections présidentielles de mai prochain, précédées par les législatives en mars, le chef de l'Etat, un dirigeant de centre droit au pouvoir depuis 2010, a affirmé qu'il estimait largement improbable d'aboutir à un accord de paix avant ce scrutin.

"Non, je ne crois pas que ce soit possible. Tous les sujets sont complexes et la dynamique elle-même du processus nous pousse à conclure qu'il serait irréel de dire que nous allons boucler tous les sujets avant les élections", explique-t-il.

"Mais nous allons aspirer à avancer, pour au moins résoudre un ou deux sujets de plus", ajoute-t-il.

Les pourparlers entre des représentants du gouvernement et des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) se déroulent à Cuba, en l'absence d'un cessez-le-feu bilatéral, une option exclue par le président colombien avant l'obtention d'un accord final.

Le conflit interne, qui a mêlé des guérillas mais aussi des milices paramilitaires et des bandes criminelles, a fait en un demi-siècle plusieurs centaines de milliers de victimes et environ 4,5 millions de déplacés, selon des chiffres officiels.

elc/fw

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