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Le gouvernement irakien lance une offensive contre des militants d'Al-Qaïda

19/01/2014 08:27 EST | Actualisé 21/03/2014 05:12 EDT

BAGDAD - Les forces du gouvernement irakien et les milices tribales ont lancé une attaque tous azimuts, dimanche, pour chasser les extrémistes d'al-Qaïda de la ville de Ramadi. Le bilan des pertes s'élève à 20 policiers et miliciens tués ou blessés, ont rapporté les autorités.

Depuis la fin décembre, des membres de l'État islamique en Irak et au Levant, une faction d'al-Qaïda, ont pris le contrôle de certains quartiers de Ramadi, la capitale de la province majoritairement sunnite d'al-Anbâr. Ils contrôlent également le centre-ville de Fallouja avec d'autres groupes non liés à al-Qaïda qui s'opposent également au gouvernement chiite.

Un officier militaire et deux autorités locales ont affirmé que des affrontements faisaient rage à Ramadi, dimanche soir. Ils n'ont pas donné plus de détails.

Plus tard, le lieutenant général Rasheed Fleih, responsable des opérations de la province d'al-Anbâr, a affirmé que les forces spéciales irakiennes avaient repris le village d'al-Bubali après de violents combats avec les militants qui en avaient pris le contrôle il y a trois semaines. Al-Bubali se trouve entre Ramadi et Fallouja.

Selon M. Fleih, des hommes armés avaient piégé plusieurs maisons dans le village avant de se retirer. Il n'a pas voulu se prononcer sur le nombre de morts.

Les deux représentants provinciaux ont pour leur part soutenu que 20 policiers et combattants alliés avaient été tués ou blessés durant l'affrontement. Eux non plus ne pouvaient donner de bilan.

Dimanche, le chef du groupe irakien d'al-Qaïda, Abu Bakr al-Baghdadi, a publié un message sonore sur des sites Web pour inciter les islamistes sunnites à se joindre aux activistes.

«Vous, les sunnites d'Irak, vous pouvez prendre les armes contre les chiites. [...] C'est votre chance, ne la manquez pas. Autrement, vous serez finis», a-t-il dit. Il a également exhorté les militants à poursuivre la bataille et à attaquer Bagdad, la capitale du pays.

Le premier ministre Nouri al-Maliki a réagi quelques heures plus tard. Il s'est engagé à continuer de combattre le terrorisme, mais a laissé entendre qu'il était ouvert à une solution politique.

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