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40 Ouest:605 inspections réclamées depuis la chute d'un morceau de béton

19/01/2014 02:47 EST | Actualisé 21/03/2014 05:12 EDT

QUÉBEC - Le ministère des Transports du Québec a dû intervenir «par mesure de précaution» à 47 reprises lors de l'inspection de 605 structures routières survenue à la suite de l'incident de la semaine dernière, sur l'autoroute 40 à Montréal.

Le ministre Sylvain Gaudreault a publié dimanche un communiqué pour dresser un bilan de l'inspection ordonnée après que du béton s'est détaché du viaduc Henri-Bourassa, lundi dernier,pour aller, ensuite, tomber sur une voiture. L'incident n'a fait aucun blessé.

Il a spécifié que, par mesure de précaution, des travaux avaient été menés dans 47 cas afin de retirer des fragments de béton.

À lui seul, l'échangeur Turcot de Montréal a eu droit à pas moins de 13 «visites» en une seule journée. De plus, cinq interventions y ont été nécessaires pour enlever des morceaux de béton.

M. Gaudreault estime que, malgré ces statistiques, les conducteurs ne doivent pas s'alarmer.

En entrevue à La Presse Canadienne, il a laissé entendre que la nécessité de refaire totalement l'échangeur Turcot est un véritable secret de Polichinelle. Il a rappelé que la nouvelle mouture de cette structure doit être prête en 2021.

D'ici là, il a affirmé qu'il serait confiant à l'idée d'emprunter ce lien routier sur lequel circulent plus de 300 000 véhicules sur une base quotidienne.

M. Gaudreault a lancé que son équipe ne ménagera pas ses efforts pour que l'échangeur demeure sécuritaire ainsi que «pour éviter qu'un événement semblable [à celui du 13 janvier dernier ne] se reproduise à l'avenir».

Il a précisé que vu ce qui était arrivé, son «ministère a revu ses protocoles d'intervention».

Sylvain Gaudreault a indiqué que, dans le futur, quand un «événement météorologique exceptionnel» surviendra, il y aura automatiquement «une série de vérifications sur les structures présentant des risques de chutes de béton».

Si c'est nécessaire, des «opérations de sécurisation» seront effectuées ultérieurement selon lui.

Le ministre a justifié cette nouvelle approche en expliquant que «le vieillissement [des] infrastructures exige la modification [des] façons de faire».

Il espère ainsi «assurer la sécurité des usagers du réseau [routier] ainsi que la pérennité [des] installations».

Pour que ce double objectif puisse être atteint, M. Gaudreault prévient que des efforts financiers s'imposeront. «C'est sûr qu'il y a un défi dans le sens que nos structures sont vieillissantes (leur moyenne d'âge est de 38 ans). Alors, il va falloir qu'on continue d'investir dans leur entretien et leur conservation», a-t-il dit.

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