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Soudan du Sud: les deux camps seraient sur le point de signer un cessez-le-feu

18/01/2014 12:00 EST | Actualisé 20/03/2014 05:12 EDT
AFP

Les leaders du gouvernement et des rebelles au Soudan du Sud ont révélé, samedi, qu'ils étaient sur le point de signer une entente de cessez-le-feu pour interrompre un conflit long d'un mois qui, au dire de l'ONU, a créé un «désastre horrible en matière de droits de l'homme».

Pendant ce temps, un porte-parole de l'armée, Philip Agur, a annoncé que les forces armées avaient repris l'importante ville de Bor, samedi, prenant le dessus sur une coalition d'environ 15 000 rebelles.

Des doutes circulent à propos du contrôle qu'exerce le chef rebelle et ex-vice-président Riek Machar sur certains des combattants luttant en son nom, soulevant des craintes concernant sa capacité de faire rentrer ses troupes dans le rang même s'il signe un accord de paix.

Un négociateur pour les insurgés, Mabior de Garang, a déclaré depuis l'Éthiopie, où les pourparlers se déroulent, qu'il espérait qu'un accord soit conclu d'ici samedi soir.

Les rebelles ont fait une énorme concession en acceptant de ne pas rendre la fin des hostilités conditionnelle à la libération de 11 prisonniers politiques. Ce dossier et les autres questions controversées, dont le retrait des troupes ougandaises combattant pour le gouvernement, feront l'objet de négociations une fois les combats terminés, ont-ils indiqué.

À Djouba, la capitale du Soudan du Sud, Ateny Wek Ateny, un porte-parole du président Salva Kiir, a affirmé que le cessez-le-feu serait probablement conclu dimanche ou lundi. Il a confirmé que la libération des détenus ne faisait pas partie de l'accord.

Les affrontements ont commencé le 15 décembre au sein de la garde présidentielle et se sont propagés à tout le pays à la suite de la défection d'une unité complète de l'armée.

Le conflit aurait fait des milliers de morts.

Les violences menacent par ailleurs de faire éclater le plus récent pays de la planète le long des lignes de faille tribales, seulement 17 mois après l'indépendance de la nation.

Le plus haut responsable onusien en matière de droits de l'homme, Ivan Simonovic, a accusé vendredi les deux camps d'avoir commis des atrocités, y compris des massacres de grande ampleur, d'horribles méfaits, des violences sexuelles et d'avoir enrôlé des enfants pour se battre.

L'ONU a aussi accusé les deux parties de piller les ressources fournies par les organisations humanitaires.