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Sainte-Brigitte-de-Laval : le directeur général pourrait être bientôt congédié

18/01/2014 06:30 EST | Actualisé 20/03/2014 05:12 EDT

Le directeur général de la municipalité de Sainte-Brigitte-de-Laval, qui fait l'objet d'une enquête après avoir été suspendu sans salaire en décembre dernier par l'administration de la nouvelle mairesse Wanita Daniele, pourrait être congédié lundi à l'issue de la prochaine séance du conseil municipal.

Les hausses de salaires consentis à Gaétan Bussières et à des cadres de Sainte-Brigitte-de-Laval, juste avant les dernières élections municipales, font présentement l'objet d'une vérification de la part de l'administration municipale.

Wanita Daniele affirme que l'enquête tire à sa fin et que de nouveaux éléments ont retenu l'attention des vérificateurs. Selon ces nouveaux éléments, Gaétan Bussières aurait reçu en 2012 une somme de 44 800 $ en prime de départ, alors qu'il était toujours à l'emploi de la municipalité.

Pour Wanita Daniele, c'est trop. « À l'heure actuelle, le lien de confiance est rompu. Ça, c'est indéniable puis je pense que les gens ont certainement compris que ce lien était rompu », dit la mairesse de Sainte-Brigitte-de-Laval au sujet de Gaétan Bussières.

Mme Daniele dit ne pas savoir pour le moment pourquoi et dans quelle circonstance cette somme a été versée à Gaétan Bussières.

Elle espère que la lumière sera faite par les vérificateurs au sujet du montant, qui a été versé au moment où Gilbert Thomassin était le maire de la petite municipalité. « Je ne sais pas. C'est justement ça qu'on essaie de déterminer : est-ce que ç'a été versé selon une entente qu'il aurait avec le conseil? Avec M. Thomassin? », évoque-t-elle.

De son côté, l'ancien maire de Sainte-Brigitte-de-Laval a affirmé au quotidien Le Soleil qu'il ne se souvenait pas qu'une telle somme ait été versée à Gaétan Bussières.

Des citoyens excédés

Plusieurs citoyens de Sainte-Brigitte-de-Laval disent avoir hâte de connaître le dénouement de l'enquête menée par l'administration municipale. C'est le cas de Carl Tremblay. « Ces gens-là devraient payer de leurs actes. S'il y a un Code criminel ou une loi qui peut les punir, je n'ai aucun problème avec ça », dit-il.

« Moi, je souhaite qu'il ne revienne pas à Sainte-Brigitte-de-Laval », lance quant à elle Nancy Poulin, une autre résidente, des propos sont partagés par Francine Dion, une autre résidente de Sainte-Brigitte-de-Laval.

« Il faut se poser des questions puis voir ce qui se passe. C'est quand même notre argent », dit-elle.

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