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Obama promet de ne pas laisser l'espionnage briser les liens avec l'Allemagne

18/01/2014 08:56 EST | Actualisé 20/03/2014 05:12 EDT

Barack Obama a assuré samedi la chancelière allemande Angela Merkel que son administration ne laissera pas les pratiques du renseignement dégrader les relations entre les États-Unis et l'Allemagne.

Le président américain, qui s'exprimait sur la chaîne publique allemande ZDF, a tenté d'apaiser les tensions provoquées par les révélations selon lesquelles l'Agence nationale de sécurité américaine (NSA) avait écouté les conversations téléphoniques d'Angela Merkel et de citoyens européens.

« Je ne dois pas et je ne peux pas laisser endommager cette relation par des mesures de surveillance qui entravent une communication basée sur la confiance », a dit Obama.

« Tant que je serai président des États-Unis, la chancelière allemande n'aura pas d'inquiétude à avoir à ce sujet », a-t-il ajouté.

L'entretien intervient au lendemain de la déclaration faite par Barack Obama au département américain de la Justice par laquelle il a promis d'interdire les écoutes de dirigeants de pays alliés.

Cette mesure fait partie d'une réforme que le chef de l'État américain souhaite imposer aux programmes menés par la NSA en matière de collecte de données.

Bien qu'il n'ait pas mentionné l'Allemagne de manière explicite, il ne faisait aucun doute qu'Obama considérait qu'elle entrait dans le champ des pays alliés des États-Unis.

Il a reconnu que Merkel et lui « n'avaient pas toujours la même position sur les problèmes de politique étrangère mais cela n'était pas une raison pour se livrer à des écoutes ».

Merkel avait estimé que les Américains s'étaient livrés à une entorse inacceptable à la confiance mutuellement entre les deux pays après qu'ait été révélé en octobre que son téléphone portable était écouté par la NSA.

Obama n'a pas présenté d'excuses pour cet incident et a rappelé l'importance de l'activité du renseignement pour la sécurité internationale.

Les moyens dont disposent les services américains « dépassent largement ceux de nombreux autres États » et cela signifie que « les États-Unis ont une responsabilité particulière ».

« Pourquoi aurions-nous besoin de services de renseignement s'ils ne collectaient que des choses que l'on peut trouver dans le Spiegel ou dans le New York Times ? » a-t-il interrogé.

« Par définition, ces services ont pour mission de découvrir ce que des gens prévoient, ce qui se passe dans leur tête, quels sont leurs objectifs. Cela soutient nos objectifs diplomatiques et politiques », a-t-il expliqué.

Malgré l'annonce de réforme faite par la Maison-Blanche, la presse a précisé cette semaine que la NSA collecterait près de 200 millions de SMS chaque jour dans le monde et qu'elle aurait implanté en secret un logiciel dans près de 100 000 ordinateurs observables à distance.

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