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Les créateurs de séries américaines préfèrent travailler pour la télé câblée

18/01/2014 04:59 EST | Actualisé 20/03/2014 05:12 EDT

PASADENA, États-Unis - Est-il plus enviable pour les créateurs de téléséries de travailler pour les chaînes de la télévision câblée?

En tout cas, les créateurs de deux séries américaines marquantes, «Perdus» («Lost») et «Beautés désespérées» («Desperate Housewives»), qui travaillent maintenant sur des séries pour des chaînes payantes, sont d'heureux convertis.

Damon Lindelof, le scénariste de «Perdus», qui avait été diffusé sur la chaîne ABC, planche présentement sur «The Leftovers» pour HBO. Il affirme sans détour que «le câble est de loin supérieur».

Ce nouveau rapport de force — et la façon dont des télédiffuseurs répliquent — teinte tous les discours de rencontres qui se tiennent ce mois-ci à Pasadena, en Californie, entre des leaders de l'industrie de la télévision et des journalistes.

Et c'est particulièrement flagrant dans les séries dramatiques.

Bien qu'ils se soient déjà contentés de rediffusions, les réseaux câblés se positionnent dorénavant comme des créateurs. En 2002, il y avait 22 séries originales sur les chaînes du câble; on en compte maintenant 180.

Plus important encore que ces chiffres: après les «Mad Men», «Les Soprano», «Homeland» et autres «Breaking Bad», les gens entretiennent maintenant la perception que la qualité vient avec le câble. Les créateurs de séries appuient d'ailleurs cette idée.

Pour Marc Cherry, créateur de «Beautés désespérées», la production de «Devious Maids» pour la chaîne Lifetime a été une «joyeuse expérience créative». En outre, il a davantage de temps pour écrire et travailler et peut inclure plus de détails complexes.

De plus, les chaînes câblées offrent une sécurité que les diffuseurs gratuits ne peuvent égaler en raison de leur vulnérabilité à la pression commerciale. Ainsi, une série sur les chaînes payantes se voit rarement annulée en milieu de saison.

Pour les créateurs, la grille horaire des chaînes est également avantageuse. Alors que les réseaux exigent le plus souvent 22 épisodes par saison, les chaînes câblées en demandent la moitié ou moins.

«On n'a pas besoin de remplir des semaines de contenu qui n'est pas essentiels, a expliqué M. Lindelof. Donc, je l'espère, chaque épisode de 'The Leftovers' sera essentiel, plutôt que d'être vécu comme un pont bancal entre deux épisodes essentiels, ce que nous tous, téléspectateurs, trouvons incroyablement frustrant.»

Toutefois, les grands réseaux, qui diffusent entre autres «The Good Wife» (CBS), «The Blacklist» (NBC) et «Scandal» (ABC), ne sont pas en reste, en atteignant des nombres bien supérieurs de téléspectateurs. Ils commencent aussi à s'intéresser à de nouvelles configurations de saison.

Au cours de la dernière année, CBS, NBC et Fox se sont tous trois penchés sur des projets de durée limitée.

Si ces grands réseaux n'en sont qu'aux premières étapes, il y a bel et bien un parfum de changement dans l'air.

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